Force est d’admettre que les microbrasseries sont à la mode à Québec et sur le campus. À l’Université Laval, la microbrasserie indépendante Brassta devient de plus en plus importante. Ailleurs en ville, le Noctem et Le Griendel célèbrent déjà leur un an d’opération, révélant un intérêt clair des étudiants envers cette culture de la bière de dégustation.  

Les étudiants intéressés à en apprendre davantage sur le brassage de la bière peuvent s’engager en tant que membre de Brassta, la microbrasserie de l’Université Laval. Le responsable des ventes du groupe lavallois Tristan Hudon explique que la majorité des inscriptions se déroulent en début d’année, mais qu’il est possible de s’intégrer à tout moment lors des sessions d’automne et d’hiver.

Les réunions sont remplies de capsules pédagogiques expliquant notamment les divers ingrédients utilisés, les types de bières et les méthodes de brassage. Tous peuvent participer aux tests de brassage, effectués environs deux fois par mois afin de créer de nouvelles recettes.

Près du campus, les microbrasseries du Fou AELIÉS, des 3 Brasseurs et du Sacrement attirent énormément d’étudiants, qui y organisent plusieurs de leurs soirées. De plus en plus d’alcools de dégustation intègrent d’ailleurs le Pub universitaire et les nombreux bars facultaires comme Le Prolo ou La Barak.

Pour faire le point sur le monde des microbrasseries, le copropriétaire du Griendel Martin Parrot, qui est également vice-président de la Société de développement commercial de l’arrondissement St-Sauveur, et Tristan Hudon, ont accepté d’accorder une entrevue à Impact Campus.

La micro en ville

Jusqu’à tout récemment, l’offre en brewpubs au centre-ville de Québec et ses environs — ces endroits très populaires auprès des jeunes, qui brassent leur propre houblon — était plutôt limitée. Cela dit, on pouvait déguster des bières de qualité à L’Inox, auparavant situé dans le Vieux-Port, et à La Barberie dans St-Roch.

Dès 2010 toutefois, les choix se sont fortement multipliés. La Korrigane, devenue le quartier général d’associations militantes, s’est installée sur la rue St-Joseph, puis La Souche dans Limoilou quelques années plus tard.  Le Noctem et le Griendel ont quant à eux ouvert leurs portes dans St-Roch et St-Sauveur l’an dernier.

Fondamentalement, qu’est-ce qui explique cette demande accrue de la nouvelle génération pour les bières d’ici? Selon Martin Parrot, la réponse est bien simple. « C’est la culture foodie; ce désir nouveau de manger et de boire local, de consommer de vrais bons produits ». Les consommateurs sont donc de plus en plus intéressés par des produits brassés sur place par des gens du quartier.

Une passion commune

Également responsable de la zone inventaire pour la plus récente édition du Festibière de Québec, Tristan Hudon a bien vite remarqué l’esprit de fraternité régnant dans la communauté brassicole : « Il n’y a pas de compétition entre les brasseurs. Au contraire, c’est vraiment une gang de chums qui se rencontrent ».

Martin Parrot rappelle que dans le cercle des artisans de la bière, il est effectivement question de partage de connaissances entre passionnés. « Il y a un apprentissage des deux côtés et surtout du gros fun », conclut l’entrepreneur.