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Aux abords du campus de l’Université Laval, Le Clap célébrait, il y a quelques mois, ses 30 ans. Le copropriétaire de l’entreprise, Robin Plamondon, parle d’une volonté de renouveler l’image de son organisation, qui continue d’être de plus en plus présente auprès de la communauté universitaire.

La petite équipe administrative du cinéma indépendant semble avoir réussi, pour certains registres du moins, à attirer bon nombre d’étudiants devant ses sept écrans dans les derniers temps. « Depuis les cinq dernières années, la clientèle étudiante a grandement augmenté pour les films français par exemple, passant de 5 à 15 % », assure l’associé du fondateur et programmateur, Michel Aubé. C’est tellement une belle progression. »

Actuellement, M. Plamondon souhaite réaliser ce même tour de force auprès de la communauté universitaire avec des projections étrangères de toutes cultures. Ces dernières semblent plus difficiles à consommer chez les 35 ans et moins. « On voit une certaine réticence, donc c’est vraiment de réaffirmer cette cinéphilie chez les étudiants de Québec, explique-t-il. On va faire beaucoup d’efforts pour présenter des bandes-annonces et de la publicité d’ailleurs. »

Comme il ouvre tôt et qu’il ferme tard, Le Clap connait une affluence très variée selon le moment de la journée. C’est en soirée, autour de 21 h, que les étudiants monopolisent tous les sièges. « À ce moment, on tombe à près de 85 % d’étudiants dans les salles », admet celui qui travaille pour la même compagnie depuis 1991, soulignant qu’il s’agit d’une heure idéale pour tenter de nouvelles expériences cinématographiques.

Partie intégrante de la vie étudiante

Chaque nouvelle session, l’institution demeure généralement active sur le campus pour promouvoir sa mission culturelle auprès des nouveaux universitaires et des jeunes de l’international. « Quand il y a des arrivages dans la ville de Québec, on est présents dans les partys d’association pour distribuer des cadeaux et des laissez-passer pour les inciter à venir, poursuit Robin Plamondon. C’est toujours une question de temps et d’argent. »

Le Clap assurait une visibilité accrue lors de la Rentrée UL au cours des dernières années. Une implication que n’a pas réitéré le cinéma trentenaire en 2016-2017, mais qui devrait revenir très bientôt. « Ça demande beaucoup de personnel et de temps, en toute honnêteté, ce pour quoi on s’était retiré, admet le copropriétaire. Or, c’est probablement dans toutes ces choses qu’on veut ramener pour se rapprocher de l’Université Laval. »

Voilà maintenant quelques mois que l’organisme indépendant accentue ses démarches publicitaires jusque dans les cégeps de la grande région de Québec. Le tout pour réitérer que l’endroit « restera toujours très agressif au niveau du prix pour les étudiants, afin de leur faciliter l’accès et l’intérêt », lance le principal intéressé.

Récemment, le comité exécutif a concentré ses efforts sur d’autres systèmes d’information comme les réseaux sociaux, afin d’atteindre la génération Y, plus connectée que jamais. De nouvelles réalités pour l’administration, habituée à travailler avec les médias traditionnels. « Le défi actuellement, c’est de trouver les bons canaux de communication pour rejoindre les étudiants, poursuit M. Plamondon. C’est nouveau pour nous, la clientèle change. »

Sélection critique du contenu

Entre ses quatre murs, le cinéma qui a jadis été dénommé La Boîte à films réserve environ 30 % de sa programmation à des oeuvres américaines. La moitié de cette proportion va directement aux blockbusters, c’est-à-dire ces films populaires à gros budgets. « Ça demeure de la haute qualité, rappelle Robin Plamondon. On a une différence dans le marché, et cette ligne directrice, on la voit de moins en moins dans le marché. Je pense qu’il y a assez de bons produits américains pour en présenter certains en priorité. »

Populaires auprès des étudiants, de nombreux produits états-uniens se retrouvent également à cheval entre le produit d’auteur et le rendu commercial, selon l’entrepreneur. L’autre moitié du contenu américain est d’ailleurs consacrée à des oeuvres émergentes comme celles de Tarantino ou des frères Coen.

De par l’abondance des choix sur la scène artistique, il est donc facile pour Le Clap de faire des choix réfléchis qui entrent dans les orientations générales. « On parvient en fait à être restrictif par rapport au type de film qui se fait une place dans nos écrans, ajoute M. Plamondon. On flirte avec les deux genres. »

À propos d’une expansion

Même si les quelques projections du Musée de la civilisation, en basse-ville de Québec, ne sont plus régulières actuellement, Le Clap collabore toujours avec l’institution. Un projet d’agrandissement sur la rue Maguire de nature citoyenne continue également de faire jaser à l’interne.

« On est à titre consultatif là-dedans, rappelle Robin Plamondon. Ce n’est pas notre but d’aller sur Maguire, mais par contre, c’est vrai que Le Clap a toujours besoin de projets d’expansion, on n’a pas le choix après tout, puisqu’on est toujours en croissance. »

Notons enfin que de la succursale de la Pyramide a été complètement rénovée, afin de dynamiser le look de l’endroit, mais aussi pour répondre à un besoin en termes d’espace. « On fait environ une trentaine de premières par année, conclut-il. Ça devenait problématique pour accueillir des cocktails par exemple. Ça a tout changé, on est bien contents. »

Le Clap, en chiffres

700 : Nombre de fauteuils disponibles dans 7 salles

35 : Quantité d’employés (forte proportion d’étudiants)

24 : Nombre de passages annuels au Clap pour les clients « réguliers »

19h : Heure de pointe pour la mixité des classes d’âge


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