Le vote électronique pour le référendum du Centre de la vie étudiante (CVE), proposé par la CADEUL, se déroule du 14 au 22 février. Dans le cadre de ce scrutin, Impact Campus laisse la parole aux deux camps s’opposant sur cette question. Alexandre Chamberland, un étudiant en génie agroenvironnemental, représente le OUI.

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Le camp du OUI affirme qu’une énergie est facilement perceptible actuellement sur le campus en ce qui concerne les initiatives émergentes. Le CVE deviendrait ainsi le carrefour central de toutes ces activités.

« On est dans un contexte, actuellement, où il y a une effervescence des projets étudiants, explique-t-il. Ce pavillon nous permettrait d’avoir les ressources pour les réaliser, et aussi pour s’investir en passant par l’incubateur. »

L’intérêt de l’Université Laval à s’impliquer réjouit d’ailleurs le représentant pour qui la collaboration entre la CADEUL et l’institution d’enseignement doit être vue d’un bon œil. « C’est la meilleure opportunité qu’on a, estime-t-il. Autant bien reprendre l’idée ensemble et faire un bâtiment qui va continuer d’offrir plus de services pour tout le monde. »

Économie sociale

Alexandre voit en ce projet une belle occasion de fidéliser la communauté étudiante sur son propre campus. « Avec la brûlerie, par exemple, on voit que beaucoup de jeunes fréquentent ça dans Sainte-Foy, poursuit-il. On aurait une place où on peut utiliser ces lieux à l’université. »

Plus largement, l’étudiant considère que cette nouvelle infrastructure encouragerait l’économie sociale. « Au Desjardins et au Super PEPS, on a le Café l’Équilibre ou encore Saveurs Campus, des initiatives 100 % étudiantes, note-t-il. Ça va être le même principe et ça ne va que bonifier les services. Si on ramène tout sur le campus, la consommation va se faire de manière plus responsable et collective. »

Ailleurs en Amérique du Nord, Alexandre avance que des projets centraux pour la vie étudiante de ce genre ont déjà vu le jour et qu’ils fonctionnent bien. « On est en retard à ce niveau-là en fait, dit-il. On est dans une société en changement et il faut que la collectivité réussisse à se parler. Il faut aller vers l’économie locale. Ce bâtiment-là va nous le permettre. »

Le timing serait d’ailleurs bien meilleur maintenant, selon lui, par rapport à 2015, année où l’UL avait tenté d’aller de l’avant avec un nouveau pavillon pour une première fois, sans succès. « C’était lourd à l’époque et il y avait plein de questions, considère-t-il. La différence là, c’est que c’est proactif, qu’on a accès à un nouveau fond et que l’université est intéressée. »

Demande étudiante

Celui qui est également président d’Agrocité, un organisme agroalimentaire étudiant desservant certaines cafétérias du campus, assure que la demande pour un CVE existe depuis fort longtemps à l’UL.

« Je suis dans l’entrepreunariat étudiant depuis un bout. Je peux vous dire que les gens ont besoin de cette structure-là pour dynamiser leur milieu, poursuit-il. Je l’ai vu de l’interne, la réalité est là. Je pense qu’on est prêts pour ce bâtiment. »

« Les locaux du Desjardins sont assez saturés aussi, conclut-il. On va avoir plus d’espace, ce qui serait bien aussi. Le Desjardins sert plus à donner des services, alors que la CVE servirait la vie étudiante directement. »

Le camp du OUI affirme qu’il ne tiendra pas d’assemblée générale ou de mobilisation collective sur le campus. Il indique qu’il concentre ses actions « sur le terrain » pour le moment.