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Plus d’un an après l’annonce du retrait de l’École internationale d’été de la Villa Frederick-James de Percé, en Gaspésie, l’Université Laval demeure toujours propriétaire du bâtiment historique et son avenir reste incertain.

Les compressions budgétaires imposées par le gouvernement Couillard à l’Université Laval avaient forcé l’institution à fermer l’École internationale d’été de Percé en février 2015. Ces restrictions se chiffraient alors à 42 millions de dollars.

Même si elle affirme que la Villa n’est pas à vendre, l’Université Laval en demeure aujourd’hui l’unique propriétaire. Malgré sa volonté de se départir du bâtiment, l’administration universitaire cherche à le faire correctement, clarifie Pierre Lemay, adjoint au vice-recteur exécutif.

« On est en train de réfléchir à ce qu’on va faire. C’est un bâtiment qui a une importante valeur patrimoniale, une importante valeur culturelle aussi pour le milieu, donc on ne veut pas s’en départir n’importe comment », explique M. Lemay. Par voie de communiqué, l’UL précise que sa volonté est de rendre accessible la Villa à la communauté gaspésienne en assurant les « conditions optimales pour [sa] rétrocession ». 

Un an plus tard, Pierre Lemay maintient que des pourparlers sont en cours avec les autorités locales pour décider de l’avenir du bâtiment. « Ce n’est pas simple à trouver comme solution. Donc, ça prend du temps…», se limite-t-il à dire.

M. Lemay se montre néanmoins confiant que le dossier résultera en une entente positive entre les parties. Refusant d’y entrevoir l’échec des discussions sur le long terme, il maintient espérer être « capable de trouver une nouvelle vocation [au bâtiment] ». Advenant qu’aucune issue ne soit trouvée, il avoue que l’UL évaluera ses options en conséquence.  

Il dit par ailleurs ne pas ressentir de pression de la part des intervenants locaux. Selon son analyse, tous comprennent que « ce n’est pas simple comme dossier » et que la longueur des pourparlers reflètent la complexité de l’enjeu.

La Villa à l’UL jusqu’en 2037?

Le ministère de la Culture et des Communications assure que la Villa n’a « pas de statut en vertu de la loi sur le patrimoine historique » et que cela ne permet pas au ministre « d’imposer au propriétaire quoi que ce soit », explique la relationniste Anne-Sophie Lacroix. Tout comme l’Université Laval, le ministère précise que chacune des parties cherche à trouver une solution.

C’est Héritage canadien du Québec, un organisme à but non lucratif (OBNL) dédié à la conservation de bâtiments d’intérêt historique, qui a donné à l’Université Laval la Villa James en 2007. En vertu de l’acte de donation qui date de 2007, l’UL possède le bâtiment pour une période de 30 ans suivant la donation. Or, selon ce même contrat, elle ne peut ni vendre, ni donner la Villa pendant la durée du bail. À moins d’une entente entre les parties impliquées et le gouvernement du Québec, l’Université Laval restera propriétaire jusqu’en 2037.

« On s’est gardé une clause [dans le contrat de 2007] et un droit de regard sur l’utilisation future, à des fins de conservation du patrimoine », fait savoir le directeur général d’Héritage canadien du Québec, Jacques Archambault. Bien qu’il ne puisse détailler la nature des pourparlers que l’Université Laval entretient avec ses interlocuteurs, M. Archambault assure que la mission de l’OBNL est que l’UL respecte la vocation artistique et éducative de la Villa. Interrogé si l’UL peut se départir du bâtiment avant la fin du bail, il dit ne pas pouvoir « affirmer non ou oui ». Jacques Archambault souligne que la tendance actuelle est à la réhabilitation des bâtiments patrimoniaux.

Entretien nécessaire

Obligée d’entretenir la Villa jusqu’à ce qu’elle s’en départisse, l’UL a mené des travaux majeurs de réfection du toit, totalisant 16 623,53 $, selon les chiffres apparaissant au registre comptable de l’Université Laval en date d’aujourd’hui. Il est par ailleurs précisé qu’aucune activité n’a eu lieu à la Villa James depuis le 1er mai 2015, soit près de trois mois après l’annonce de sa fermeture.

L’UL a également défrayé 8678,76 $ en frais d’entretien depuis le 1er mai. Ces dépenses incluent aussi celles pour la Maison Biard, située tout près. Pierre Lemay confirme qu’un résident de Percé a été mandaté pour s’assurer de la bonne condition de la Villa. Cette personne assure un suivi constant, assure l’adjoint au vice-recteur.

La Ville de Percé a décliné toute demande d’entrevue au sujet de l’état des discussions avec l’Université Laval et l’avenir de la Villa James.  


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