Les élections auront lieu lundi le 03 octobre prochain. Pour l’occasion, nous avons demandé aux candidat.e.s des circonscriptions de Jean-Talon et de Taschereau, qui possèdent une forte population étudiante, de répondre à nos questions par écrit. Les questions portent sur leur parcours ainsi que sur les enjeux qui touchent leur circonscription et la communauté étudiante. Voici les portraits des candidat.e.s qui ont répondu à notre demande. 

Par Jade Talbot, cheffe de pupitre actualités

Circonscription de Jean-Talon

Julie White (elle) – Parti libéral du Québec

1. Parcours scolaire et professionnel 

Avocate de formation, je travaille en politique depuis plus de 10 ans. J’ai occupé différents postes au sein des cabinets politiques, que ce soit comme attachée de presse, directrice de cabinet et directrice du contenu. J’ai récemment coordonné les travaux ayant mené à la présentation de la plateforme électorale. J’ai fait mes études au College St. Lawrence et à l’Université Laval. 

2. Selon vous, quel est le dossier prioritaire dans votre circonscription ? Et quelles solutions proposez-vous ?

Jean-Talon est une circonscription diversifiée, qui compte à la fois un grand nombre d’aînés, de gens issus de communautés culturelles et de jeunes. Les priorités varient donc beaucoup mais un sujet fait l’unanimité : la pénurie de main-d’œuvre. Il faut assurer la vitalité économique et les services publics, sans affecter la persévérance scolaire. Nous devons donc avoir un plan de match clair en main-d’œuvre qui inclut les travailleurs expérimentés avec des incitatifs fiscaux au travail, les jeunes parents qui n’ont pas de place en services de garde mais qui veulent retourner au travail et une immigration plus soutenue mais avec tous les moyens pour l’intégrer. 

3. Quels enjeux identifiez-vous pour la communauté étudiante à Québec ? Et quelles solutions proposez-vous ?

La communauté étudiante a besoin de plus de logements abordables et de mesures pour faire face à la hausse du coût de la vie. Il faut être en mesure de soutenir nos étudiantes et étudiants afin qu’ils puissent réellement se concentrer sur leurs priorités. Pour ce faire, nous souhaitons revoir le programme de bourses Perspectives et augmenter le nombre d’étudiants soutenus via le Fonds de recherche. Nous croyons aussi qu’il faut rendre le transport en commun gratuit sur présentation de la carte étudiante. Cela enlèvera une pression financière tout en contribuant à la lutte aux changements climatiques. 

4. Concrètement, comment comptez-vous établir un dialogue avec la communauté étudiante ? 

Si je suis élue, je m’engage à former un comité aviseur étudiant qui regrouperait les représentants de toutes les institutions d’enseignement supérieur de Jean-Talon. Des rencontres d’échanges avec la communauté étudiante plus largement seraient organisées à chaque session pour permettre notamment de répondre aux questions de tous et chacun. La clé, c’est l’écoute sur une base régulière.

Gabriel Coulombe (pronom non spécifié) – Parti Québécois

1. Parcours scolaire et professionnel 

Je suis actuellement professeur d’économie au Cégep Garneau, et j’ai été chargé de cours et professionnel de recherche au département de science politique de l’Université Laval. J’ai aussi été attaché politique au cabinet de la première ministre du Québec, puis attaché de presse du député de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin. Je suis titulaire d’une maîtrise en études internationales et d’un baccalauréat en économie et politique de l’Université Laval.

 2. Selon vous, quel est le dossier prioritaire dans votre circonscription ? Et quelles solutions proposez-vous ?

Que ce soit pour lutter contre la crise climatique ou la congestion routière, le développement d’un réseau de transport en commun accessible et efficace constitue un enjeu central pour la circonscription de Jean-Talon. Un gouvernement du Parti Québécois travaillera en étroite collaboration avec la Ville de Québec pour assurer la réalisation du projet de tramway, de même que la construction d’une ligne de train léger (nord-sud), qui viendrait complémenter le projet de tramway (est-ouest). Une capitale nationale sans réseau de transport collectif structurant, c’était déjà inadmissible au 20e siècle, et ça l’est encore davantage au 21e siècle.

3. Quels enjeux identifiez-vous pour la communauté étudiante à Québec ? Et quelles solutions proposez-vous ?

Le transport et le logement m’apparaissent comme des enjeux prioritaires pour la communauté étudiante. À l’image du LPU, nous souhaitons instaurer une « PasseClimat », qui permettra de se déplacer de façon illimitée en transport en commun (transport urbain et transport interrégional) pour 365$ par année ; cette mesure permettrait de lutter simultanément contre la crise climatique et l’inflation. Nous souhaitons également bonifier de 25% le programme AccèsLogis à Québec, de même que dans toutes les villes où se trouve un établissement d’enseignement postsecondaire pour y construire des logements sociaux.

4. Concrètement, comment comptez-vous établir un dialogue avec la communauté étudiante ?

Que ce soit comme candidat ou comme député, je compte continuer de rencontrer fréquemment les étudiants et leurs représentants, et prendre part aux activités/événements qu’ils organisent. Ayant étudié puis travaillé une douzaine d’années à l’Université Laval et étant quotidiennement en contact avec la communauté étudiante dans le cadre de mon emploi au Cégep Garneau, j’ai déjà une bonne connaissance des enjeux qui préoccupent les étudiants, et je compte bien entretenir ce dialogue.

Joëlle Boutin (elle) – Coalition avenir Québec

1. Parcours scolaire et professionnel 

Joëlle Boutin est bachelière en Économie et politique de l’Université Laval. Elle est également titulaire d’une maîtrise de l’Université Concordia en Politique publique et administration publique : politique publique internationale. Joëlle débute sa carrière comme pilote d’avion. Elle a aussi travaillé pour une table ronde nationale sur l’environnement et l’économie. Elle a cofondé Femmes Alpha qui vise à promouvoir le leadership féminin et Atelier Ëdele, une entreprise d’import/export. Puis, elle a aussi été conseillère en communications au Cabinet de relations publiques National. Avant d’être élue députée de Jean-Talon en 2019, Joëlle Boutin était directrice de cabinet à la Transformation numérique gouvernementale

2. Selon vous, quel est le dossier prioritaire dans votre circonscription ? Et quelles solutions proposez-vous ?

L’accès à des soins de santé. Les gens doivent pouvoir être pris en charge rapidement et l’on doit améliorer l’accessibilité aux professionnels de la santé. Il faut remodeler un réseau de la santé plus humain et je pense que ça doit absolument passer par une meilleure utilisation de chaque professionnel de la santé. Mon collègue Christian Dubé pourra compter sur mon appui pour le réaliser.

3. Quels enjeux identifiez-vous pour la communauté étudiante à Québec ? Et quelles solutions proposez-vous ?  

La mobilité régionale est certainement un enjeu pour la communauté étudiante de Québec. Mon parti a dévoilé sa vision ambitieuse, soit le Réseau express de la Capitale. Le R va inclure plusieurs projets tels que le tramway, un tunnel entre Québec et Lévis et l’ajout de voies réservées au transport collectif. Je souhaite également qu’on facilite l’harmonisation des services des sociétés de transport de Québec et de Lévis afin de faciliter la vie des étudiantes et des étudiants. Je continuerai également de me battre pour l’abordabilité des logements étudiants, comme je l’ai fait avec le projet UTILE qui ajoute 220 logements étudiants. Je vais appuyer une deuxième phase du projet et je vais offrir toute ma collaboration à la ville de Québec.

4.Concrètement, comment comptez-vous établir un dialogue avec la communauté étudiante ? 

Mon souhait est de maintenir le dialogue déjà existant avec, notamment, la CADEUL et l’AELIÉS. Depuis le début de mon mandat comme députée et particulièrement pendant la pandémie, j’ai eu l’occasion de faire plusieurs rencontres virtuelles avec diverses associations étudiantes. Cela m’a permis de développer des liens. Je suis au fait de leurs préoccupations et projets. La population étudiante de Jean-Talon pourra toujours compter sur une députée accessible et désireuse de connaître sa réalité.

Circonscription de Taschereau

Ahmed Lamine Touré (il/lui) – Parti libéral du Québec

1. Parcours scolaire et professionnel 

Il a travaillé depuis plus de 24 ans dans plusieurs ministères du Québec. Il a contribué à l’élaboration et à l’application des Lois, des stratégies, des programmes et des politiques publiques au gouvernement. Il a étudié au sein de plusieurs institutions d’enseignement supérieur québécois. Après des études doctorales en économie, il est titulaire du docteur en Études Urbaines de l’Université du Québec et de l’Institut National de la Recherche Scientifique à Montréal. 

2. Selon vous, quel est le dossier prioritaire dans votre circonscription ? Et quelles solutions proposez-vous ?

Il y en a plusieurs ! Les citoyens de Taschereau sont préoccupés par l’augmentation du coût de la vie. Notre Plan Portefeuille offre des solutions qui pourront, entre autres, geler les tarifs d’électricité, enlever la TVQ sur les produits de première nécessité et assurer une allocation annuelle pour les aînés. L’accès à un médecin de famille grâce aux Équipes Accès Santé et contrer les changements climatiques à l’aide du Projet ÉCO font aussi partie des priorités.

3. Quels enjeux identifiez-vous pour la communauté étudiante à Québec ? Et quelles solutions proposez-vous ?

Les étudiants doivent se déplacer gratuitement dans les transports en commun. Ils doivent pouvoir étudier dans l’institution de leur choix dont les bâtiments sont bien entretenus, bien aérés et éco-responsables. Ils doivent avoir accès à des professeurs qualifiés et à des cours diversifiés. C’est pourquoi le Parti libéral du Québec veut travailler en partenariat avec la Ville de Québec, le réseau scolaire, les cégeps et les universités pour leur donner les moyens de leurs ambitions. Aussi, nous augmenterons le nombre de bourses disponibles. 

4. Concrètement, comment comptez-vous établir un dialogue avec la communauté étudiante ? 

Impliquer les associations étudiantes et les intervenants du milieu collégial et universitaire dans les décisions qui les affectent telles que la révision du programme de bourses Perspective Québec afin d’en arriver à un consensus. Fort de cette expérience, une nouvelle collaboration pourrait naître.