Propulsé à l’avant-plan de la scène politique québécoise la semaine dernière en annonçant qu’il fonderait le parti Option nationale, Jean-Martin Aussant profite de son statut d’indépendant pour étaler ses propres positions.

La souveraineté par mandat électoral

Au printemps dernier, M. Aussant a quitté le Parti Québécois « pour des raisons souverainistes ». Selon Aussant, c’est par mandat électoral qu’il obtiendra la légitimité de proposer un référendum sur la souveraineté du Québec. « C’est de cette façon qu’on irait chercher nos impôts, nos lois et nos traités. Ce sont les trois grands pans de notre société. Ensuite, si la population se joint à nos idées, il y aurait un référendum pour une constitution incluant une déclaration de la souveraineté du Québec », a-t-il détaillé.

Non aux hausses d’impôts des contribuables

Concernant les impôts,  Aussant estime qu’ils n’ont pas à être augmentés pour accroitre le financement de l’état. Selon lui, il faut plutôt « faire le ménage dans le système ».  Il estime que des millions de dollars peuvent être économisés en éradiquant la corruption et la collusion, et en évitant la surcharge bureaucratique.

Autre priorité de M. Aussant, il faut reprendre possession de nos ressources naturelles. « On doit arrêter de les vendre à bas prix, quitte à être plus compétitifs », a-t-il plaidé. « Seulement avec l’exploitation des minerais, le Québec pourrait tirer jusqu’à 200 milliards de dollars [de revenus], soit presque l’équivalent de la dette de la province », a-t-il ajouté.

Contre la hausse des frais de scolarité

L’argent économisé par les différentes mesures exposées par le député de Nicolet-Yamaska pourrait, selon lui, combler les frais de scolarité aux études postsecondaires.  

Il croit en effet que l’éducation devrait être une priorité de tout gouvernement, car une personne instruite est plus efficace, la société pouvant ainsi mieux « développer son plein potentiel ».

M. Aussant veut aussi nationaliser complètement le système de santé. Selon lui, la présence du privé dans ce domaine est très néfaste, sauf dans le cas de la prévention, en raison de « l’incitatif économique qu’il y a derrière ça ». En d’autres mots, il veut éviter que les investisseurs du privé en viennent à souhaiter que les gens tombent malades parce que cela leur profite financièrement.

Crédit photo : Laurie Edwige Cardinal