Puma Freytag, président du Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université Laval, dénonce l’incapacité « à penser les relations de travail » du vice-rectorat aux ressources humaines de l’Université Laval.

David Rémillard

Voilà presque deux ans que la convention collective du SCCCUL est échue. Les négociations pour la re- nouveler se sont amorcés en janvier 2011. À deux mois du deuxième anniversaire du début des pourparlers, Puma Freytag en a assez et dénonce ce qui est, selon lui, une mauvaise gestion du dossier par le vice-rectorat aux ressources humaines. « On est géré par des amateurs. On a un vrai problème de communication et de relation de travail », lance M. Freytag.

Selon lui, le SCCCUL et les autres syndicats d’employés du campus sont vus comme de simples salariés, et non comme des collaborateurs. « Ils croient qu’on veut aller en grève, mais ce n’est pas le cas du tout. »

Le pilote du SCCCUL dénonce également le manque de disponibilité et une certaine distance dont fait preuve le vice-rectorat aux ressources humaines envers les organisations syndicales. « Si on était capables de se parler pour vrai, avec des objectifs communs, on pourrait régler beaucoup de choses. »

Réglé en mai

Lorsqu’ils ont amorcé des discussions avec l’employeur en janvier 2011, Puma Freytag et son comité de négociation croyaient bien que tout se- rait réglé en quelques mois, en mai 2011 au plus tard. Le SCCCUL avait alors préparé un cahier de demandes, jugé mince par M. Freytag, réclamant notamment des augmentations salariales comparables à celles octroyées aux chargés de cours de l’Université du Québec à Rimouski. Le 31 mai 2011, les chargés de cours de l’UQAR ont obtenu des augmentations de 16% d’ici avril 2014.

« Mais ils nous sont ar- rivés avec 70-80 demandes de recul », déplore M. Freytag. Ce dernier dit ne pas comprendre l’attitude de confrontation du vice-rectorat et ajoute que ce ne sont pas tant les demandes syndicales ou patronales qui font défauts, mais bien une ambiance générale dans les négociations. « Il y a des trips d’égo », ajoute-t-il. Les deux partis se re- trouveront devant un conciliateur pour la suite des négociations. Personne n’était disponible au vice-rectorat ressources humaines lundi pour répondre aux questions d’Impact Campus.

Pain sur la planche

Le comité des relations de travail du vice-rectorat aux ressources humaines a eu du pain sur la planche ces dernières années. Outre la convention du SCCCUL, celles du Syndicat des professeurs de l’Université Laval et du Syndicat des employés de l’Université Laval font actuellement l’objet de rondes de négociations.