La Commission de la capitale nationale du Québec et sa présidente, Françoise Mercure, ont convié les médias afin de présenter le projet de restauration et réhabilitation des Nouvelles-Casernes.

Ce bâtiment patrimonial est situé en marge du Parc de l’artillerie et de l’Hôtel Dieu de Québec. Il est issu de la période de la Nouvelle-France et est laissé à l’abandon depuis plus de cinquante ans malgré le fait qu’il soit inscrit, depuis 1985, au patrimoine de l’UNESCO au même tire que les fortifications, la citadelle et d’autres bâtiments patrimoniaux au sein de l’arrondissement historique de la Ville de Québec.

Érigées entre 1749 et 1752 pendant le régime français afin d’assurer une meilleure défense à la ville, les Nouvelles-Casernes s’inscrivent dans le système de fortification de la Ville de Québec conçu par l’ingénieur Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry.

De 1763 à 1765, après la conquête de la Nouvelle-France, les Britanniques rénovent les Nouvelles-Casernes. Jusqu’en 1871, elles serviront à loger leurs troupes dans la continuité du projet entamé pendant la Nouvelle-France.

Cependant, en 1815, le bâtiment devient un vaste logis pour le commandement de la Royal Artillery en Amérique du Nord. En 1851 et 1854, le bâtiment est sujet à deux incendies majeurs qui forcent à revoir l’état des lieux, mais aussi à entamer d’importantes rénovations.

En 1871, l’armée britannique, qui quitte la ville de Québec, laisse les Nouvelles-Casernes à l’abandon. Celles-ci sont réaménagées en 1881 pour devenir la première cartoucherie canadienne. Elles occuperont des fonctions industrielles jusqu’en 1964, date à laquelle elles sont laissées à l’abandon. Il est tout de même à noter que les Nouvelles-Casernes servent toujours d’entrepôt pour la ville de Québec, mais sans occuper réellement de fonction.

L’état actuel des lieux permet difficilement la conservation du bâtiment. Les composantes de l’édifice se dégradent. Ils ne restent plus que la structure porteuse principale de maçonnerie, les murs, les composantes permettant de soutenir la toiture et les planchers principaux.

De manière générale, cette structure serait instable, et ce, à cause des multiples sinistres et du manque d’étanchéité de la structure extérieure. C’est dans cette optique que la Commission envisage des travaux visant à stabiliser l’édifice de valeur patrimoniale et à consolider sa maçonnerie afin d’assurer sa conservation.

Le 23 août 2013, la ministre responsable de la capitale nationale, Agnès Maltais, annonçait un investissement de 20 millions de dollars sur six ans pour rénover les Nouvelles-Casernes et assurer des travaux de stabilisation qui permettront leur réhabilitation.

Il faut dire que depuis le 19 octobre 2012, les Nouvelles Casernes sont inscrites au Registre du Patrimoine culturel du Québec. La Commission de la Capitale nationale qui en est actuellement propriétaire cherche ainsi à trouver de nouveaux occupants qui sauront assurer la conservation du bâtiment tout en y donnant de nouvelles vocations.

Dans cette optique, la commission lance un appel d’offre. Françoise Mercure croit que c’est un projet d’envergure, comparable à la réhabilitation de Place Royale durant les années 1960. Parmi les projets évoqués, on parle notamment d’un centre de généalogie. Il est à noter que les groupes intéressés par les Nouvelles-Casernes ont jusqu’au 25 avril pour soumettre leur projet.