Au cours des cinq prochaines semaines, l’Université Laval, en collaboration avec la CADEUL et l’AELIÉS, sensibilisera la communauté universitaire à l’importance d’agir avec intégrité intellectuelle.

La campagne Non, l’Université Laval ne tolère pas la tricherie ! a pour objectif d’informer les étudiantes et les étudiants de leurs droits et leurs responsabilités lorsqu’il est question de plagiat et de respect de l’intégrité intellectuelle. Il sera donc question dans cette campagne d’assurer une bonne compréhension des exigences et des règlements concernant les infractions relatives aux études ainsi que des sanctions qui peuvent s’y attacher. Ces pénalités peuvent aller jusqu’à retarder la diplomation, la suspension de l’inscription et compromettre l’octroi d’une bourse d’études.

À travers cette campagne, l’Université Laval souhaite rappeler que l’intégrité intellectuelle est une valeur fondamentale et une priorité pour l’institution, explique Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l’Université Laval, ajoutant que c’est la garantie de l’excellence des diplômes qu’elle délivre. Elle ne peut donc en aucun cas la tolérer.

« À ce jour, plus de 300 000 personnes de tous horizons détiennent un diplôme de l’Université Laval, des personnalités politiques, des gens d’affaires, des leaders, des scientifiques, des artistes, des gens qui changent le monde. Ce n’est pas rien ! Nous sommes responsables de préserver la valeur de nos diplômes et la réputation de notre Université », exprime Robert Beauregard, vice-recteur exécutif et vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes.

Une campagne web

 La vaste opération de communication se déroulera principalement en ligne, sur les réseaux sociaux.  À la suite des cinq semaines de campagne, les étudiantes et les étudiants saisiront l’essentiel du processus disciplinaire, de la dénonciation à la décision. Une nouvelle section sur le site Web de l’UL est aussi disponible à partir de maintenant pour rendre l’information plus accessible.

« Nous prenons très au sérieux notre rôle d’éduquer et de former notre communauté en matière d’intégrité intellectuelle parce que nous voulons prévenir le plagiat et la tricherie autant que possible », indique M. Beauregard. « Il arrive, surtout en début de parcours universitaire, que les infractions liées aux études soient commises par des personnes étudiantes qui ignorent ou n’ont pas encore compris précisément les règles, les exigences et les conséquences », fait-il remarquer.

Modification à la politique 

À la rentrée 2018, l’Université Laval a annoncé une modification au règlement sur les infractions relatives aux études.  Le Journal de Québec avait d’ailleurs publié un article titré : «L’Université Laval encore plus tolérante envers les tricheurs».

Rappelons toutefois que cette modification accordait plutôt un pouvoir discrétionnaire au comité de discipline qui, selon la gravité de la faute commise et du contexte, peut permettre la reprise d’un travail en cas de copiage, plutôt que d’accorder automatiquement la note de 0, expliquait le communiqué diffusé durant l’été.

Les associations étudiantes s’associent à l’Université Laval

En tant qu’acteurs de premier plan, la CADEUL et l’AELIÉS participeront de façon active à la campagne. «Par cette campagne, la CADEUL souhaite doubler ses efforts pour informer ses membres des outils et des ressources disponibles pour bien comprendre ses responsabilités et de ses droits», explique Mathieu Montégiani, président de la CADEUL.

« Nous invitons tous les étudiants à s’informer sur les infractions relatives aux études, à échanger sur le sujet, à s’interroger sur leur niveau de compréhension et à se poser des questions sur leurs responsabilités face aux exigences. Faire comprendre le plagiat, les conséquences de tricher et le processus disciplinaire est une obligation de l’Université », ajoute pour sa part Kevin Villeneuve-Tremblay, président de l’AELIÉS.

À noter que différentes activités seront organisées par les associations étudiantes, le Centre d’aide aux étudiants, le Bureau du droit d’auteur et la Bibliothèque de l’Université Laval.