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C’est devant le pavillon Alphonse-Marie-Parent, les résidences de l’UL, que plusieurs centaines d’étudiants sont venus exprimer leur solidarité, mercredi soir, à la suite de la série de présumées agressions sexuelles survenues dans la nuit de vendredi dernier. La foule rassemblée pour l’occasion avait un message clair : il faut impérativement en finir avec la culture du viol.

En collaboration avec Henri Ouellette-Vézina

Organisé par le professeur titulaire au baccalauréat en science politique Thierry Giasson, l’évènement a réuni plusieurs organisations de l’université, des politiciens et de nombreux étudiant(e)s. Tous sont venus avec l’objectif premier de soutenir les victimes des évènements de la fin de semaine dernière. « On vit une situation qui est terrible et je pense qu’un moment comme ce soir permet aux gens de se sentir membres d’une famille, d’une communauté », souligne M. Giasson. Celui-ci explique que l’idée d’un tel rassemblement lui est venue lundi. En quittant son lieu de travail, il a senti que la vie avait repris son cours, comme si rien ne s’était passé. «Pour moi, ce n’était pas normal », lance-t-il.

La CADEUL, l’AELIÉS, le Comité femmes de l’Université Laval, la ministre Hélène David, le recteur, le vice-recteur et plusieurs autres ont pris la parole lors de la soirée.

Dénoncée comme étant très présente dans notre société, la culture du viol a été vivement critiquée. « C’est une culture qui fait en sorte que, quand une fille se fait agresser dans ses résidences, un endroit où on est censé être en sécurité, on ne regarde pas l’agresseur, mais le contexte d’agression », a martelé la présidente de l’AELIÉS, Milène R.E. Lokrou, dans un discours émotif. « On lance la guerre à la culture du viol », s’exclame pour sa part Mélanie Lemay, militante et étudiante à l’Université de Sherbrooke.

Denis Brière dans une apparition critiquée

La présence du recteur de l’Université Laval lors de l’évènement a tout d’abord ravi M. Giasson. « M. Brière est un membre fondamental dans notre communauté et ça aurait été une soirée différente sans lui », croit le professeur. La réaction de la foule était toutefois à l’opposé de cette réflexion. Dès l’arrivée du recteur sur l’estrade , plusieurs étudiants ont exigé sa démission et ils ne se sont pas gênés pour interrompre son discours à plusieurs reprises.

Cette vive critique survient alors que l’administration de l’Université Laval a attendu 72 heures avant d’offrir des réponses. Expert en communication politique, Thierry Giasson croit que l’université n’a pas su gérer la situation convenablement. « Ils auraient dû communiquer auprès des membres de la communauté plus rapidement. On aurait dû savoir pendant le weekend ce qu’il se passait », rappelle-t-il. Il explique que, dans une telle situation, si on ne diffuse pas rapidement de l’information, on perd totalement le contrôle.

Des témoignages émouvants

Plusieurs témoignages se sont succédés au cours du rassemblement. La plupart se sont unis dans une même direction : celle de l’espoir et surtout de l’action. La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David affirme que ces présumées agressions ne sont pas qu’un enjeu partisan. Elle soutient que tous les membres de l’Assemblée nationale seront au rendez-vous pour trouver des solutions. « Ce soir, c’est le début de quelque chose. Le Québec doit être à l’avant-plan », a-t-elle dit en s’adressant au public.

Des témoignages d’espoir et de soutien se sont ensuite faits entendre. « Il y avait beaucoup de nuages sur notre campus, exprime le vice-recteur exécutif Éric Bauce. Ce soir, je commence à voir des étoiles et je les vois en vous. On doit inspirer la société. » Quant à elle, la présidente de la CADEUL Vanessa Parent, a voulu tenter de rassurer les victimes. « Dans les épreuves comme celle-là, c’est excessivement important de ne pas être seul, assure-t-elle. Ce soir, on ne l’est pas, car nous sommes tous là. »

Un rassemblement « réussi »

Questionné sur son appréciation de la soirée, le professeur en science politique s’est dit heureux de voir autant d’individus prendre la parole. « Les gens se sentent parties prenantes d’une communauté. C’est la solidarité qui s’exprime », constate-t-il, visiblement heureux de son initiative. Il est d’autant plus satisfait de voir que des gens de tous les âges, de toutes les origines, hommes comme femmes dénoncent une situation qui ne doit plus se produire.


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