Près de 200 personnes se sont réunies hier au centre-ville de Québec pour manifester pour un réseau rapide, efficace et accessible de transport en commun dans la vieille capitale. À l’approche du jour de scrutin municipal au début du mois de novembre, les organisateurs espèrent avoir eu un impact concret sur les derniers débats politiques qui approchent.

Le transport en commun, c’est capital ! était représenté dans les médias par Olivier Amiot du Collectif Subvercité et Émilie Frémont-Cloutier du Carrefour d’animation et de participation pour un monde ouvert (CAPMO).

Ensemble, les porte-paroles estiment que leur événement « a rassemblé des participant(e)s issus de toutes les catégories sociales ». Ils y voient une preuve claire de la diversité des intérêts sur la mobilité durable au Québec, tous domaines confondus.

« Cela fait dix ans qu’il y a des consultations publiques et des engagements pour le développement du transport en commun, peut-on lire via un communiqué publié peu après la manifestation. Nous voulons dire aux candidates et candidats qu’il est temps de passer des promesses aux actions, dès maintenant. »

Notion d’accessibilité

Également père de famille, Olivier Amiot estime que les prix d’accès aux transport en commun ne sont pas encore assez abordables pour ses proches et lui, de manière générale. « La passe mensuelle, et même les billets individuels d’autobus, c’est trop cher pour ma famille et moi, dit-il. À ce prix-là, je pense que plusieurs personnes vont simplement s’acheter une voiture. »

Plus loin encore, Émilie Fremont-Cloutier ajoute qu’au-delà de travailler sur l’accessibilité financière, les quartiers moins nantis et ex-centrés de Québec doivent être mieux desservis, de manière urgente. « Il faut que les gens qui vivent dans les secteurs défavorisés de la ville, ceux et celles qui n’ont pas les moyens de s’acheter une automobile, puissent avoir accès au transport en commun, afin de briser leur isolement et avoir accès au travail, à l’épicerie, à l’hôpital », plaide-t-elle.

« Les autorités publiques doivent répondre rapidement aux besoins de la population en matière de transport en commun, et ce, autant en matière d’efficacité, de rapidité et d’accessibilité financière ou physique. » – Olivier Amiot et Émilie Frémont-Cloutier

Sur place hier, le président d’Accès transports viables, Étienne Grandmont, s’est pour sa part dit heureux du déroulement de la journée. Il a illustré ce qu’est selon lui « l’apparition de la classe sardine dans les métrobus en remplissant un arrêt d’autobus avec des manifestants ».

Tout au long de la marche, des obstacles à la mobilité (on mentionne par exemple le troisième lien, les coûts trop élevés ou le manque criant en fréquence et en accessibilité universelle) ont été « personnifiés » par des cônes, qui représentaient en fait des idées « à abattre par le public ».

Outre l’organisme Accès transports viables, le Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et Chaudière-Appalaches (RÉPAC), le Collectif Subvercité et le Collectif pour un transport abordable et accessible à Québec (TRAAQ) étaient également présents.