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De plus en plus d’étudiants à l’Université Laval rapportent des situations de harcèlement de toutes sortes. C’est du moins ce qu’indique le plus récent rapport du Centre de prévention et d’intervention en matière de harcèlement (CPIMH).

Cette année, l’organisme a enregistré une hausse de 17 % des demandes d’aide par rapport à l’année dernière et une augmentation globale de 56% depuis cinq ans. Au total, le CPIMH a reçu 170 demandes.

La plupart d’entre elles sont liées au harcèlement psychologique, mais aussi à des situations de harcèlement sexuel et à des interventions préventives. Il s’agit de la première fois en sept ans que les demandes faites par les étudiants dépassent celles des employés.

« Nous avons reçu 17 plaintes formelles. Un nombre aussi élevé de plaintes remonte à l’année 2012-2013 (16 plaintes). Généralement, le Centre ne reçoit que quelques plaintes par année », précise la directrice du CPIMH, Josée Laprade, dans son rapport annuel.

Autre fait important : parmi ces 17 plaintes, 10 proviennent d’étudiants dont six des cycles supérieurs, qui mettent toutes en cause des professeurs.

« Une autre observation est que la majorité des plaintes déposées par les étudiants des cycles supérieurs provient d’étudiants de nationalité autre que canadienne (quatre des six plaintes) », peut-on lire dans le volumineux document. Le Centre affirme ensuite que cette tendance est observée depuis plusieurs années et qu’elle devrait faire l’objet de recherches approfondies afin d’y apporter des solutions.

Des explications

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce phénomène, dont l’effet d’entraînement qu’a pu créer la première campagne institutionnelle de prévention Sans oui c’est non!, qui s’est tenue du 8 au 19 février 2016 sur le campus.

L’impact a été tel que l’institution a reçu une augmentation importante des demandes au cours des mois de février, mars et avril de l’an dernier. Outre cet événement, les 99 interventions et activités de sensibilisation ont rejoint plus de 4236 membres de l’université.

Or, le CPIMH souhaite relativiser cette hausse de demandes d’aide, puisqu’il précise qu’au moins 60 000 membres de l’Université Laval cohabitent ensemble sur une base quotidienne. De plus, la plupart des demandes se sont plutôt soldées en créant des séances de coaching ou en se tournant vers des règlements à l’amiable.

Recommandations

Composé  de trois personnes, dont la directrice Mme Josée Laprade, le groupe rappelle que toutes les ressources d’intervention et de prévention devraient être réévaluées et changées, en fonction de la demande croissante.

« L’augmentation constante du nombre de dossiers traités et des besoins d’activités préventives occasionne une surcharge de travail pour les ressources du Centre, dont le nombre demeure inchangé depuis 2010 », peut-on lire dans le rapport.

En 2017, le Centre prévoit poursuivre des activités de sensibilisation auprès des étudiants, des employés et des gestionnaires de l’Université Laval. On y traitera notamment des débordements et des situations humiliantes lors des activités d’intégration chez les étudiants. De plus, l’équipe souhaite aborder la thématique des réseaux sociaux, là où bon nombre de cas de harcèlement sont déclarés.


Pour plus d’informations, le rapport est disponible en cliquant ici.


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