Le projet d’un nouveau quartier de résidences sur le campus est dans les cartons de l’Université depuis un an déjà. Sa construction, encore hypothétique, dépend en partie de la volonté des étudiants qui pourraient contribuer financièrement, et d’une façon non négligeable, au projet.

Un nouveau complexe résidentiel pourrait voir le jour d’ici 2017 sur le campus de l’Université Laval, au niveau du stationnement qui sépare les pavillons Louis-Jacques Casault et Alphonse-Marie Parent. En discussion depuis l’automne 2013, le projet se fait en partenariat entre l’administration de l’Université et les associations étudiantes. Ses détails restent toutefois encore assez flous, alors que les étudiants vont être prochainement questionnés au sujet d’une possible contribution financière.

« Le projet est à un stade vraiment embryonnaire », reconnaît Caroline Aubry, présidente de la CADEUL. « On commence par savoir si les étudiants veulent contribuer à ça. Ce n’est qu’après, en fonction de leur réponse, qu’on va pouvoir déterminer ce qui pourra se concrétiser », précise-t-elle. L’Université Laval a en effet demandé aux associations étudiantes d’être les principaux partenaires financiers du projet.

Un quartier de vie étudiante

Les présidents de la CADEUL et de l’ÆLIÉS affirment que la période de remue-méninges dans laquelle se dessine un portrait provisoire du projet se finalise. « Ce qui a été discuté, c’est 400 unités de logement en format appartement. Le but, c’est d’avoir des colocations », rapporte Caroline Aubry. Deux fois plus grand que le pavillon Ernest-Lemieux, ce nouveau complexe trancherait donc avec les résidences universitaires actuelles qui ne proposent que des chambres individuelles. « On parlait aussi de réserver des places pour des familles. Il y a actuellement un besoin du côté de familles de parents étudiants », poursuit-elle.

La différence avec les résidences actuelles ne se trouverait pas qu’au plan de l’offre locative, mais également au plan des services proposés. « Ce n’est pas seulement des pavillons, mais le projet c’est d’avoir un quartier de vie étudiante qui viendrait compléter les résidences actuelles », commente Christian Djoko, président de l’ÆLIÉS. Le prochain pavillon des résidences se voudrait être un milieu de vie « qui soit intéressant pour les résidents, mais aussi pour le reste de la communauté universitaire », complète Mme Aubry.

Le projet comprend la présence de services et de locaux commerciaux, comme une brûlerie, un dépanneur-épicerie ou encore une pharmacie. « On veut qu’il y ait des services, que ce ne soit pas seulement des logements. On sait qu’il y a un gros problème par rapport à l’isolement on veut éviter ça le plus possible dans les prochaines résidences », déclare la présidente de la CADEUL. « Le but est de créer un milieu de vie pour pouvoir briser le cycle de l’isolement », acquiesce Christian Djoko.

Répondre à une urgence

Autant l’administration de l’Université que les associations étudiantes observent une urgence quant à l’offre de logements abordables autour du campus. « Il y a une très forte demande pour les résidences universitaires. Les listes d’attente sont toujours complètement bookées. En ce moment, l’offre qu’il y a sur le campus ne permet pas de répondre à ces besoins-là », constate Mme Aubry.

Les présidents des deux associations étudiantes rappellent également que les logements autour du campus sont de plus en plus chers. « C’est de plus en plus difficile pour les étudiants de se loger près du campus pour un coût abordable. Donc effectivement, il y a un gros besoin », souligne Caroline Aubry. Christian Djoko abonde dans le même sens : « On pense clairement que tout ce qui est de nature à augmenter l’offre de logement est bénéfique, surtout une offre abordable, accessible et diversifiée. »

Les étudiants mis à lourde contribution

Les associations préparent la consultation de leurs membres, qui aura lieu en novembre prochain. L’objectif est de savoir si les étudiants de l’Université souhaitent participer financièrement au projet.

Et la facture risque d’être salée ! Alors que le coût total du projet est de l’ordre des 70 millions de dollars, la contribution demandée par la CADEUL s’élèverait à 10 $ par session par étudiant pendant 20 ans. À titre de comparaison, les contributions des étudiants de 1er cycle au Super PEPS étaient de 5 $ par session pendant 5 ans. L’ÆLIÉS n’a quant à elle pas encore décidé du montant qu’elle pourrait demander à ses membres.