L’initiative campus Partenariat Santé, mise sur pied par des étudiants de la Faculté de médecine de l’Université Laval l’an passé, tenait samedi dernier l’un de ses programmes de surveillance et de contrôle des risques de maladies cardiovasculaires. L’événement se déroulait entre 9h et 17h à la Place Fleur-de-Lys, dans le secteur Limoilou-Vanier.

Une trentaine d’étudiants en médecine étaient sur place pour l’occasion. Provenant de différents programmes et de départements variés, ces jeunes ont évalué certains facteurs individuels de la santé comme la pression artérielle, le tour de taille et les habitudes de vie en général des patients ponctuels qui ont accepté de se prêter à l’exercice.

Le groupe peut également fournir, aux citoyens dans le besoin, des conseils en contrôle de l’alcoolisme et du tabagisme, de manière psychologique et physique.

Totalement gratuites et plutôt informelles, les rencontres d’une durée d’environ 15 minutes accompagnent les participants dans l’évaluation de leurs propres caractéristiques. Les étudiants-formateurs peuvent ensuite élaborer un plan d’action personnalisé pour améliorer son bien-être et sa santé de manière générale.

Seconde cause de mortalité au pays

« Considérant que jusqu’à 80 % des maladies cardiovasculaires pourraient être évitées par l’adoption de comportements sains et que 9 Canadiens sur 10 présentent au moins un facteur de risque, nous souhaitons par cette initiative contribuer à intégrer des stratégies de prévention efficaces dans la communauté », poursuit le jeune étudiant en kinésiologie de la Faculté de médecine.

Se décrivant comme un organisme pivot, Partenariat Santé affirme qu’elle n’a pas le défi immense de « poser un diagnostic médical formel », mais plutôt de diriger le patient vers une ressource médicale, communautaire ou professionnelle qui ait l’expertise pour le faire.

« On fait un bilan de santé en évaluant les facteurs de risques, affirme le président de l’initiative campus, Mathieu Allard. Ensuite, on propose à ces personnes-là de définir ce qu’elles souhaitent améliorer le plus. On les aide par la suite à se trouver une ressource qui puisse les aider convenablement dans leur environnement. »

Le but ultime, croit-il ? Provoquer ne serait-ce qu’une petite étincelle et un déclic dans la tête des gens, afin de les pousser à se prendre en main dès maintenant. Les maladies du coeur demeurent la deuxième cause de mortalité à l’échelle du Canada, rappelle l’organisme.


Mathieu Allard espère qu’éventuellement, le concept 100 % étudiant de son comité engendrera une effervescence pour ce genre d’implication ponctuelle en santé ailleurs au Québec. Là où il y a une faculté de médecine bien implantée, à McGill ou à Sherbrooke par exemple, ce type de partenariat pourrait changer bien des choses dans la formation des étudiants, croit le président.