La semaine dernière, de nombreux projets ont été annoncés à l’Université Laval. Avec l’objectif de vous tenir à jour sur ces ententes, en voici un résumé.

Une nouvelle étude pour freiner la dégradation rapide des sols cultivés au Québec 

Jeudi dernier, l’Université Laval a annoncé qu’une étude majeure sur la dégradation des sols organiques cultivés aux Québec, responsables de 50 % de la production maraîchère d’ici, sera dirigée par le professeur de physique du sol au Département des Sols et de génie agroalimentaire, Jean Caron.

«Les sols organiques cultivés sont fatigués, particulièrement au sud-ouest du Québec. Si leur état continue à se dégrader, ils disparaîtront d’ici 30 à 50 ans, entraînant ainsi une pénurie alimentaire et des pertes économiques importantes pour les producteurs maraîchers et l’ensemble du Québec, qui se retrouvera dans l’obligation de s’approvisionner en fruits et en légumes ailleurs au Canada ou à l’étranger», souligne l’institution dans un communiqué.

L’étude est financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le ministère de l’Économie et de l’Innovation, la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) et 14 producteurs agricoles du sud-ouest de Montréal. Une annonce officielle aura lieu le mercredi 24 avril, à Sherrington.

Renouvellement de l’entente-cadre entre l’Université Laval et la Nation huronne-wendat 

Cette nouvelle entente-cadre, qui unit l’Université et la Nation huronne-wendat dans le partage de connaissance depuis 2013, sera effective pour les cinq prochaines années, annonce les deux partenaires.

«Le renouvellement de l’entente-cadre permet de solidifier les liens étroitement tissés depuis les cinq dernières années, d’approfondir les connaissances et les savoirs de la culture huronne-wendat, de pérenniser les nombreuses collaborations et de poursuivre la réalisation de projets scientifiques et pédagogiques dans divers domaines», explique la porte-parole de l’Université Laval, Andrée-Anne Stewart.

L’entente-cadre inclut la création de nouveaux projets de recherche, des projets de formations universitaires, des bourses étudiantes et du développement communautaire.

La rectrice de l’Université, Sophie D’Amours, a salué les réalisations et les succès des dernières années : « Ensemble, nous avons approfondi la recherche sur le savoir de la Nation huronne-wendat. Nous avons mis en lumière, dans des projets universitaires, autant sa tradition orale que son ancrage indéniable dans le territoire. Au cours des dernières années, cette entente a pris vie, elle a pris racine, et je suis heureuse qu’elle se poursuive. »

De son côté, le Grand Chef Konrad Sioui souligne aussi cette collaboration : « Poursuivre sur cette route est sans contredit la démarche à privilégier, ce que la rectrice et moi tenons à favoriser en acceptant la signature du renouvellement de l’entente-cadre. » 

ArcticNet : Le financement est renouvelé pour 5 ans

«Depuis 2004, ArcticNet a réuni les meilleures connaissances du Canada en sciences naturelles, sociales et de la santé pour faire du pays le chef de file de la recherche dans l’Arctique», souligne l’institution.

Lundi dernier, une enveloppe de 32 475 000 $ a été dédiée, pour les cinq prochaines années, au développement du réseau ArcticNet, basé à l’Université Laval, dans l’objectif de le transformer en une force de recherche pancanadienne pouvant concurrencer toutes les autres nations sur cet enjeu.

« Des solutions techniques pour stabiliser la piste de l’aéroport d’Iqaluit aux programmes de santé au Nunavik, de l’évaluation du risque de forages pétroliers dans la mer de Beaufort à la définition de la frontière entre le Canada et le Groenland dans le détroit de Nares, nous avons répertorié pas moins de 130 cas où les connaissances créées par ArcticNet et ses partenaires ont éclairé les décisions, les actions et les politiques dans le Nord », a déclaré Philippe Archambault, professeur à l’Université Laval et codirecteur scientifique d’ArcticNet.