L’Université Laval est de retour à l’équilibre budgétaire après une année déficitaire. Le manque à gagner de l’année 2013-2014 causé par les compressions au ministère de l’Enseignement supérieur avait été permis par le gouvernement.

Les revenus de l’Université sont passés de 598 à 641 millions de dollars, soit une hausse de 43 millions. Cette augmentation importante provient de la hausse planifiée de 2% de l’effectif étudiant, jumelée à la hausse des frais de scolarité.

Le gouvernement du Québec est également venu éponger les compressions maintenant récurrentes de 18 millions de dollars par un réinvestissement du même montant, ce qui a en partie permis d’équilibrer le budget.

Un budget qui a trouvé l’équilibre avec des dépenses de 628 millions de dollars en excluant les régimes de retraite. La hausse des dépenses étant en grande partie redevable des hausses salariales.

L’Université Laval a ainsi dû réaliser des économies : « Avec les compressions maintenant récurrentes ça n’a pas été facile. Il a tout de même été nécessaire de compresser 6 millions de dollars pour atteindre l’équilibre budgétaire », affirme Josée Germain, vice-rectrice à l’administration et aux finances.

L’administration assure toutefois que ces compressions n’auront aucune incidence sur l’enseignement et la recherche. Des fonds ont notamment été octroyés pour la création de 34 postes de professeurs.

Un autre son de cloche du côté du Syndicat des auxiliaires administratifs, de recherche et d’enseignement (SA2RE) : « Comme le dit la vice-rectrice, l’atteinte de l’équilibre budgétaire se fait en imposant des compressions aux facultés. Même si l’Université Laval affirme le contraire, nous ressentons par contre un impact sur la qualité de la formation et des activités de recherche», explique Charles-Alexandre Bélisle, président du SA2RE.

« Il y a une limite à ce que l’on peut compresser et il ne faut pas oublier qu’une université fonctionne parce que des gens y travaillent », ajoute M. Bélisle.

Pour arriver tout de même à l’équilibre, l’Université a fait le choix de retarder certains projets et certaines dépenses.

L’Université tente notamment de diversifier ses revenus. Une manière d’y arriver est d’encourager la philanthropie. « C’est bien évident que nous sommes tous jaloux de McGill », explique Mme Germain, faisant référence à la grande popularité de l’institution montréalaise auprès des philanthropes.

L’Université Laval se retrouve toutefois en tête des universités à ce niveau, uniquement dépassée par l’Université de Montréal.

Revenus : 641 million pour 2014-2015 par rapport à 598 millions pour 2013-2014. Une hausse de 43 millions

Dépenses avant régime de retraite de 628 millions pour 2014-2015

12,4 millions pour les  régimes de retraite

34 nouveaux postes de professeurs