Jeudi dernier, l’Association générale des étudiants en pharmacie de l’Université (AGEP) a organisé une séance d’information visant à initier les étudiants à la zoothérapie, cette méthode thérapeutique qui prend de plus en plus d’ampleur.

La zoothérapie est une thérapie qui vise principalement à réduire le stress et l’anxiété des personnes atteintes de troubles mentaux, sociaux ou physiques, en les faisant entrer en contact avec des animaux domestiques.

Stéphanie Lemieux est une experte en zoothérapie depuis près de 9 ans. Elle s’est présentée au groupe d’étudiants accompagnée de ses quatre animaux, ou collègues de travail comme elle préfère dire. Détentrice d’une technique en biologie, celle-ci s’est tournée vers la zoothérapie après un séjour de quelques années au jardin biologique.

Désormais, Mme Lemieux se spécialise en gérontologie. Elle souligne toutefois que lors de son travail, il lui arrive de travailler en compagnie de gens atteints de choc post-traumatique, souffrant de troubles d’anxiété ainsi que des enfants autistes.

Stéphanie Lemieux possède un chat, un lézard ainsi qu’une perruche, mais la vedette c’est Vladimir, le teckel à poil long. Ce dernier fut le plus prisé par les étudiants qui étaient environ une cinquantaine à s’être déplacés pour la séance d’information.

« Avec les animaux, tout le monde peut trouver son compte. Pas mal tous les animaux domestiques peuvent servir pour la zoothérapie ». Toutefois, elle prend la peine d’ajouter qu’il faut bien évidemment faire attention aux allergies et qu’il existe certaines personnes qui ont tout simplement trop peur des animaux pour que la thérapie fonctionne.

Distributeur de bonheur

Mme Lemieux raconte que : « Le plus gros avantage de la zoothérapie, c’est le lien particulier que les animaux tissent avec les humains. Ils donnent un amour inconditionnel au patient. Sans jugement et sans pression, le patient peut ainsi tranquillement s’ouvrir ». De plus, elle mentionne qu’il est prouvé que le simple fait de flatter un animal diminue la pression artérielle.

L’amour que donnent les animaux procure un bien immense chez les patients. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de recevoir de l’amour de temps à autre, surtout les personnes âgées.

« Nous sommes des distributeurs de bonheur, c’est la grande force de la zoothérapie », ajoute l’ancienne biologiste.

Un pont entre les humains et le thérapeute

La zoothérapie permet aussi de rapidement tisser des liens entre le patient et l’intervenant.

« C’est plus facile de faire confiance à la personne devant nous lorsqu’elle est accompagnée d’un animal. Les animaux servent de trait d’union pour entrer en contact avec les patients qui ont plus souvent qu’autrement de la difficulté à s’ouvrir » relate l’intervenante en zoothérapie.

Comme c’est souvent le cas avec les enfants atteints d’autisme, l’ouverture du patient peut s’avérer ardue. Pourtant, Mme Lemieux raconte que la plupart du temps, une seule séance avec un animal suffit pour créer une ouverture au dialogue avec l’enfant comparativement à trois, quatre séances avec seulement un thérapeute.

L’histoire de Mathieu

Mathieu est un policier de 29 ans qui souffre d’un choc post-traumatique. Il accompagnait Stéphanie Lemieux lors de la séance d’information. Il possède un chien d’assistance, un golden croisé. Le chien l’aide à calmer ses cauchemars et diminuer son anxiété.

« J’ai pratiquement tout essayé. Les thérapies conventionnelles et les médicaments, rien ne fonctionnait. Jusqu’au jour où j’ai eu mon chien. Depuis, je ne fais plus aucun cauchemar » raconte-t-il.

Il s’est procuré son chien sur Chien Togo un organisme canadien qui donne du soutien aux gens atteints de problèmes de santé mentale.

Il rappelle que « depuis près d’un an, les chiens sont gratuits pour les gens possédant un diagnostic de maladie mentale ».

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