Show de la Rentrée d’hiver : À l’intérieur du « mosh pit »

De la Reine - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeDe la Reine - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeDe la Reine - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Monroe - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Monroe - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Monroe - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Monroe - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Monroe - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Monroe - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Monroe - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Wolves - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Wolves - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Wolves - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Wolves - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Wolves - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Wolves - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika ValadeWe are Wolves - Show de la Rentrée d'hiver 2016 - Photo : Danika Valade

Afin d’entreprendre cette nouvelle session la tête haute, quoi de mieux qu’une brochette épicée de shows rock nous procurant l’énergie nécessaire pour foncer brutalement dans les semaines à venir. Voici ce que le line-up inoubliable du Show de la Rentrée avait à offrir, mercredi dernier, au Grand Salon.

De la Reine

C’est devant une salle remplie que De la Reine livre sa toute première prestation musicale. Fraîchement sortie du Pantoum, la formation offre une expérience musicale originale qui se démarque par le pouvoir transcendant des percussions de Jean-Étienne Collin Marcoux et la prestance du chant d’Odile Marmet-Rochefort. Le tout enveloppé de la guitare vibrante de Vincent Lamontagne qui réchauffe les cœurs présents.

De la Reine propose un jeu de lumière intéressant, épousant bien l’honorable scène du Grand Salon. Une prestation qui ne fut malheureusement pas assez longue. Vivement les prochaines représentations de ce jeune groupe au talent fleurissant !

We are Monroe

La formation We Are Monroe débute en force, et entre sur scène avec une énergie réchauffante, entraînant l’assistance à se lancer dans quelques pas de danse. En regardant le guitariste et le chanteur gratter leurs instruments d’une manière presque animale, on comprend très vite que le groupe est possédé par la musique.

Esclaves du rock, Pat, Ben, Pete et Jason proposent un show enivrant qui complète l’apparition de De la Reine et qui nourrit en attendant la venue de We Are Wolves. Il donne droit à un moment divin où les artistes enclenchent un riff accrocheur en attendant l’accord de leurs instruments afin d’entamer une nouvelle mélodie. C’est lorsque la foule ne peut plus attendre qu’ils se lancent et crachent leur son de plus belle sur l’auditoire. L’ambiance est chaude, le chanteur attache sa crinière signature. La salle est prête maintenant.

We are Wolves

Les visages couverts de foulards, les gars de We Are Wolves prennent d’assaut la scène du Grand Salon. L’ambiance est à son comble. La fine odeur de bière et de sueur renvoie aux pures racines du rock and roll. Le trio électrise la foule avec un son punk rock post-moderne et balance le premier titre de cette longue et majestueuse soirée.

« Nous voulons créer un monde derrière la musique, mais on ne veut pas non plus exagérer pour ne pas que ça devienne un spectacle visuel, oubliant la présence du band. On a un respect pour ce qu’est le show de musique rock, on ne veut pas gâcher cette proximité qu’on entretient avec le public », a admis le chanteur et bassiste Alexander Ortiz quelques heures avant d’entrer en scène.

Les puissantes vibrations senties par la guitare d’Ortiz, accompagnées des percussions de Pierre-Luc Bégin, font décoller les pieds du sol humide et enclenche une danse prenant le contrôle de chaque individu présent dans la salle. À l’intérieur du mosh pit, les corps se propulsent les uns vers les autres au rythme des arbres analogues. L’échange de sueur et de phéromones crée une ambiance surréaliste. Avec une body surfeuse à gauche, un autre à droite, le Grand Salon se transforme en temple rock débridé.

La proximité du band envers l’assistance et la délicieuse voix d’Alexander Ortiz proposent une ambiance ardente. We are Wolves présente ses meilleurs titres tels Fight and Kiss et Feed Them. On a même droit à un succulent cover de Paranoïd de Black Sabbath. Rappel obligé, le groupe se réapproprie la scène et le chanteur plonge dans la foule en guise d’adieu. Celle-ci le porte amoureusement un instant et le repose sur la scène. Quel show !

Fonkynson

Fonkynson s’installe ensuite sur la scène et fait danser l’assistance grâce à un rythme électro à la touche française. C’est une expérience scénique haute en couleurs. Le DJ présente ses meilleurs mix comme celui de Body, de Ja Rule ft Ashley Joi. Fonkynson, DJ qu’il ne faut surtout pas perdre de vue, a livré une expérience électro-funk agréable, de manière à bien terminer cette soirée haute en émotions. On attend avec impatience son prochain retour à Québec.