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La foule était bigarrée et les générations bien brassées, vendredi soir, au Grand Théâtre de Québec, pour la venue Zaz dans la Vieille-Capitale. La plus brillante étoile de la nouvelle chanson française, candide et électrisante, s’est présentée devant une salle Louis-Fréchette archi-comble pour nous offrir son Paris, et un fabuleux moment.

Le projet est nostalgique par essence : revisiter les plus belles chansons consacrées à la Ville Lumière, de Maurice Chevalier à Édith Piaf, en passant par Charles Aznavour. Servi par Zaz et sa formidable équipe de musiciens, il n’a cependant rien de ringard ni de passéiste. Au contraire : le Paris de la coqueluche française est résolument moderne, formidablement dynamique, merveilleusement éclaté. Un Paris tendre, un Paris fou, terriblement vivant.

La jeune femme est arrivée sur scène le pas léger, en complet noir et chemisier blanc, entourée de cinq musiciens pour un premier segment style manouche. La foule est d’abord sage, joyeuse mais calme. Après quelques pièces, un passage par Montmartre et la toujours émouvante Complainte de la Butte, avec Zaz au thérémine, arrache les premiers frissons. La composition originale Dans mon Paris, puis la pétillante Comme ci comme ça envoient ensuite les premières décharges, avant que la déchirante Dans ma rue de Piaf ne suscite les vivats.

La voix si particulière de Zaz, basse, rauque et cassée, de même que son débit olympique viennent exercer l’oreille ; on perd parfois quelques mots. Peu importe. L’artiste brille de mille feux, saute et tourbillonne, marque la cadence, alors que ses comparses virtuoses éblouissent par leurs élans jazzés. La foule, euphorique, se lève une première fois sur On ira, l’un des plus grands succès de la chanteuse, en plein cœur d’une section plus pop consacrée au répertoire original de l’artiste. Quelques instants plus tard, les spectateurs se font choristes sur la vigoureuse Laissez-moi, dirigés par une Zaz volontaire.

Puis, la joyeuse brigade s’étoffe et s’agrandit. Entrent d’abord sur scène les quatre chanteurs de QW4RTZ, rencontrés en décembre sur le plateau d’En direct de l’univers, pour une fantastique Éblouie par la nuit qui permet à Zaz de déployer toute la puissance de sa voix. Arrivent enfin les derniers musiciens, cuivres survoltés et dansants, alors que Zaz s’éclipse un instant le temps d’un électrique segment musical.

La jeune bordelaise revient cintrée dans une robe noire, plus pimpante que jamais, d’un dynamisme fou, un peu canaille. J’aime Paris au mois de mai, J’ai deux amours et un Afternoon in Paris revisité traversent ce dernier droit, marqué par d’impressionnantes performances musicales. Du guitariste déchaîné au pianiste virtuose, en passant par le contrebassiste aux mains agiles et l’étincelante section de cuivres, tous étaient impeccables : vraiment, Zaz était entourée par les meilleurs. Mention spéciale à Claude Egea, immense trompettiste aux extraordinaires dialogues, incontournable tout au long du concert.

Mais le temps filait : après un Champs Élysées fraternel et enthousiaste, Je veux, autre méga succès, vient clore le concert d’un formidable point d’exclamation. Zaz, longuement ovationnée, part sous les acclamations. Elle revient le temps d’un rappel (La légende des colibris) et d’un discours sensible et engagée au profit du projet du YMCA local, Kaléidoscope. Elle quitte finalement la scène après de chaleureux remerciements. Le concert, sans pause ni temps mort, aura duré près de 2h30. Tous auront été emportés et conquis par la déferlante.


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