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C’est dans le cadre convivial du Studio P que la troupe de théâtre Les Treize de l’Université Laval a lancé sa saison d’automne 2014. Y était Jean-Nicolas Verreault, président d’honneur de cette 65e cuvée ainsi que les équipes des productions qui seront à l’affiche cette session.

La programmation dévoilée le 4 septembre dernier présente des pièces contemporaines, osées mais accessibles, souvent éclatées et profondément originales. Anne St-Louis-Courville, présidente de la troupe, insiste d’ailleurs sur ce dernier point : Les Treize, « c’est la place pour essayer », le lieu idéal pour explorer de nouvelles mises en scène, de nouvelles scénographies. « On est ouvert à tout, on ne s’attend à rien », illustre-t-elle.

Ce qui frappe au premier abord, c’est la récurrence d’un nom sur l’affiche : Éric-Emmanuel Schmitt, auteur et dramaturge belge dont deux des pièces seront montées cet automne. Lorsqu’on lui en fait la remarque, Anne St-Louis-Courville sourit, soulignant la « polyvalence de l’auteur » et la « profonde humanité » de ses textes, de même que la solidité des deux projets. D’abord, du 1er au 5 octobre, on pourra voir Golden Joe, une pièce sur « l’amour, l’argent et le pouvoir ». La production comprendra dix chansons originales et sera mise en scène par Léonie Grenon, une habituée des productions jeunesse qui avoue s’être lancée cette fois-ci dans « quelque chose d’un peu trash ». Ensuite, la troupe nous fera découvrir La nuit de Valognes du 29 octobre au 2 novembre au théâtre Hydro-Québec. La pièce revisite le mythe de Don Juan d’une manière que certains qualifieront de géniale, et d’autres d’hérétique. Natalie Falvo, « une revenante » chez Les Treize, en assurera la mise en scène.

Avant cette folle nuit, l’Irlandais Martin McDonagh sera à l’honneur, avec Le Pillowman, oeuvre qui sera présentée au Théâtre de Poche du 15 au 19 octobre. Visiblement emballé, le directeur de production Julien St-Georges Tremblay nous invite à découvrir une « comédie étrange », « un univers glauque, bizarre, qui vient nous chercher dans l’horreur et l’angoisse ».

C’est en fin de saison que l’on trouve la plus grande surprise de cet automne. Du 26 novembre au 7 décembre, le théâtre classique, absent depuis des lustres des productions des Treize, fera son grand retour avec la Médée de Pierre Corneille dont la mise en scène moderne et « rock » sera assurée par Marjolaine Guilbert. Point d’orgue, on l’espère, d’un automne riche en émotions !

Les Treize selon Jean-Nicolas Verreault 

Jean-Nicolas Verreault, qui est monté sur les planches avec Les Treize en 1989 et en 1990, a tenu à souligner l’importance de la troupe. « Les Treize nous donnait les moyens de faire ce qu’on avait envie de faire », se rappelle-t-il. « Ça ouvre des horizons sur plein d’affaires. Moi, ça m’a permis de valider des choses, de croire en mon cheminement d’acteur ». L’acteur a cependant déploré le manque de moyens de la troupe, affirmant « qu’après 65 ans, l’université devrait soutenir Les Treize davantage, et faciliter l’accès aux salles ». C’est que le Théâtre de Poche n’a pas changé depuis trente ans…

Envie de soumettre un projet à la troupe de théâtre Les Treize ? Vous avez jusqu’au 21 septembre pour soumettre un projet pour la session d’hiver 2015. Pour plus d’informations, consultez le www.lestreize.org.

Erratum : Le nom de la metteure en scène de La nuit de Valognes est Nathalie Fontalvo et non Nathalie Falvo. Nos excuses.


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