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Un mardi soir pluvieux à la salle D’Youville du Palais Montcalm. Les murs drapés de lourds rideaux noirs feutrent l’ambiance de la pièce et quelques spots de lumière rouge éclairent une scène où trône un piano à queue. Spencer Krug, alias Moonface, ne peut tenir en place sur son tabouret. Dès que ses doigts se posent sur les touches de son instrument, en communion totale avec lui, il emporte son public dans une expérience musicale quasi spirituelle.

Avec Moonface, Spencer Krug fait oublier qu’il a été membre des groupes d’indie rock Wolf Parade et Sunset Rubdown. Maintenant seul au piano, un verre de whiskey à portée de main, Krug joue plutôt dans la sobriété. Le résultat, transcendant, est une invitation à l’introspection.

Julia With Blue Jeans On (2013) et City Wrecker (2014), albums complétés à Helsinki où il a renoué avec le piano, sont deux bijoux de poésie d’une rare beauté. C’est de ce répertoire que Moonface a tiré les titres pour sa prestation à Québec, à l’exception de Fast Peter, présent sur Organ Music Not Vibraphones Like I’d Hoped (2011) et adapté pour l’occasion.

Les textes de Moonface, toujours très justes, racontent des histoires admirablement écrites, chantées d’une voix indescriptible ; le tableau live est fascinant, touchant, et ce, d’autant plus que dans ses interprétations, Krug met toute son âme et toute son intensité. En interaction avec le public, le musicien est aussi fidèle à son œuvre : d’une modestie charmante, il parle doucement à la foule, comme imprégné de la mélancolie de sa musique.

Les titres Barbarian I et II, joués à la suite en terminant sur un crescendo, ainsi que November 2011 et City Wrecker, ont particulièrement plu au public. Moonface a eu droit à une ovation méritée, après laquelle il a joué l’excellente Daughter of a Dove.

La Nature et sa « tropipop »

En première partie de Moonface contrastait La Nature, projet solo d’Alexis Dionne, jeune musicien de Québec établi à Montréal et membre des groupes Leafer et Holy Data. Accompagné sur scène par ses acolytes de Leafer et par Jean-Étienne Collin Marcoux des X-Ray Zebras, Alexis fait ce qu’il décrit comme de la « tropipop », une pop « tropicale » divertissante qu’on écouterait volontiers sous les cocotiers.

Rythmée par les synthétiseurs, la pop psychédélique de La Nature génère un monde onirique plaisant, bercé par les aigus de la voix d’Alexis Dionne. Faisant preuve d’un charme bon enfant, le musicien marque sa prestation de mouvements de bassin d’une sensualité mi-sérieuse ; malheureusement, les places assises de la salle D’Youville ne permettaient pas l’engouement qu’aurait pu susciter, ailleurs, la musique dansante de La Nature.


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