Photo : Archives Impact Campus, Laurie-Edwidge Cardinal

En grande forme, les membres de Loco Locass ont foulé les planches du Théâtre Petit Champlain vendredi soir dernier. Ils ont fait disparaître les doutes qu’ils avaient laissé planer par rapport à leur avenir, suite à leur passage à Tout le monde en parle.

Mathieu Massé

«Évidemment, c’est plus dif­ficile qu’avant, on vieillit, on a des enfants, on a des projets personnels, mais Loco, ça reste central dans nos vie», expliquait Batlam quelques heures avant de monter sur scène.

Le groupe a rapidement mis le feu aux poudres avec Wii et La trahison des marchands, tirées de leur dernier album. L’ambiance était électrique et en peu de temps, Biz, Batlam et Chafiik ont entamé un dialogue avec le public au sujet, entre autres, du Printemps érable. C’est avec Tous les jours, qui rend justement hommage aux manifestants de l’hiver dernier, que Loco Locass a réellement pris possession de la scène.

Batlam a démontré son talent a capella en rappant une pièce au complet sans l’accompagnement des quatre autres musiciens sur scène. Ces derniers ont ensuite été présentés de manière poé­tique par Biz, les faisant cesser de jouer graduellement pour démontrer l’importance de ceux qui les accompagnent dans leur rap enflammé.

Le Théâtre Petit Champlain a eu droit à une version courte de la pièce musicale Wendigo. «C’est difficile de rendre la qua­lité d’un mix d’une quinzaine de minutes. Chafiik s’est vraiment gâté et ça donne un résultat qu’on n’avait jamais vu avant sur nos albums». L’apparition du fils de Biz dans cette chanson a attendri la salle. C’est pour La Perle, de son côté, que Batlam a invité sa fille à monter sur scène. Le spectacle s’est terminé en rappel avec la pièce Banzaïon, présentée par Chafiik qui s’est allumé un… et une version plus que sentie de Hymne à Québec, chantée par la foule qui n’en fi­nissait plus de crier «Québec, je me souviens.» Ceux qui étaient présents à ce spectacle, en tout cas, s’en souviendront.