La Quatrième de couverture, un événement organisé par les étudiants au Baccalauréat en études littéraires, a ouvert sa 3e édition le vendredi 6 avril dernier.

Dédié à la recherche-création au deuxième cycle et à l’actualité littéraire, l’événement a ouvert ses portes à des étudiants à la maîtrise, mais aussi à des professeurs et bien sûr à l’invitée d’honneur, la poétesse Émilie Turmel. Tout au long de la journée, les étudiants ayant participé à l’événement ont pu poser leurs questions et soulager leurs doutes concernant la suite de leur parcours : faut-il envisager la maîtrise en recherche ou en création après le baccalauréat ? Les étudiants ont aussi pu s’entretenir avec les écrivains Anne Peyrouse, Jonathan Livernois et Émilie Turmel concernant leur parcours, leur démarche d’écriture et la problématique qui entoure leurs ouvrages.

Une table ronde sur la recherche-création au deuxième cycle

Après avoir présenté leur angle de recherche et de création à tour de rôle, les étudiants Guillaume Ferret, Elisa Gaudreau, Élodie Leclerc, Catherine Parent et Virginie De Champlain ont discuté des défis qui découlent de la maîtrise : certains ont parlé de la spécialisation dans un sujet après avoir étudié plusieurs œuvres et thèmes pendant trois ans, d’autres ont évoqué la conciliation entre les études et le projet de recherche. Le syndrome de l’imposteur a également été mentionné, faisant référence au sentiment de submergement par le travail qui fait que parfois, l’on peut oublier ce qui nous a amené à la maîtrise. Toutefois, les étudiants étaient tous d’accord pour dire qu’une fois leur sujet choisi, ils ne s’en étaient jamais lassé, ce qui facilitait leur démarche de création ou de recherche. Ils ont aussi insisté sur l’importance de garder un cercle social et d’essayer de s’impliquer à l’université, ne serait-ce que pour ne pas être habité par la maîtrise. Pour ceux qui auraient encore des doutes, les étudiants ont conseillé de prendre le cours de recherche dirigée en troisième année, qui constitue une sorte d’initiation à la maîtrise et facilite la transition.

Trois invités de marque

Anne Peyrouse et Jonathan Livernois, tous deux professeurs à l’Université Laval et Émilie Turmel, programmatrice à la Maison de la littérature, ont fait le plaisir des étudiants en participant à l’événement. Chacun a abordé l’écriture avec un point de vue différent, toujours en procédant par thème : Jonathan Livernois parlait de sa fascination pour les frontières fermées, à l’inverse d’Anne Peyrouse qui elle voyait plutôt le concept de frontière comme quelque chose à dépasser, à franchir. Livernois, spécialiste de l’histoire littéraire et intellectuelle des XIXe et XXe siècles au Québec, a évoqué des problématiques autour desquelles il a travaillé : comment la littérature impacte-t-elle la politique, notamment dans le journalisme ? Comment les discours politiques peuvent-ils être réinscrits dans un champ littéraire ? De son côté, Anne Peyrouse qui enseigne la création littéraire a confié aux étudiants son désir de faire disparaître les majuscules et même les noms des auteurs lors de la parution de leurs ouvrages : « L’écriture est un travail considérable et c’est pour la littérature qu’on écrit ».

L’actualité littéraire au Québec

Le comité de lecture, formé par des étudiants de tous les cycles en littérature, a passé en revue les derniers best-sellers du Québec avec un esprit critique prononcé pour les thématiques entourant ces ouvrages, notamment La femme qui fuit de Anaïs Barbeau-Lavalette. Émilie Turmel, qui a animé le cercle de lecture, a vivement conseillé aux étudiants présents d’envoyer leurs textes à des revues littéraires comme L’écrit primal. En somme, l’événement fût une fois de plus une réussite et une belle occasion pour les étudiants au baccalauréat de concilier leurs projets pour la maîtrise.