Le Show de la Rentrée 2020 (SDRL) s’est adapté aux nouvelles réalités qu’apporte la pandémie. La CADEUL a donc tenu son événement sous forme virtuel mardi soir.

Normalement, le SDRL est, sans contredit, l’événement le plus marquant de l’Université Laval. Vous comprendrez, alors, l’ampleur du défi de transposer les festivités vers un mode virtuel.

L’équipe de la CADEUL, chapeautée par Marika Robert, a opté pour un spectacle en ligne. Le tout présenté sous la forme de courtes performances entrecoupées d’interventions de l’animateur et humoriste, Brian Piton.

En guise de facture musicale, la communauté universitaire s’est installée confortablement pour entendre 6 groupes en alternance, notamment la pop-funk estivale de Delazur en formule full-band. De plus, on a pu « apprécier » l’électro-rock d’influenceurs signé Monastère, le « country » oubliable de Phil G. Smith, la pop corporative de Mc12, les bangerz hip-hop de Ragers, le folk mélancolique de Héra Ménard et les chansons de camp de vacances de notre Jérôme 50 national. Tout ça, digne d’une chaîne de vidéoclips maison filmés un peu partout sur le campus. J’étais presque nostalgique des belles années de MusiquePlus.

Malgré tout, les téléspectateurs présents ont eu droit à quelques tableaux réussis : Delazur qui crève l’écran « en direct » de la bibliothèque ou encore à Ragers et leur gentil bordel de confettis au stade du PEPS.

Par contre, force est d’admettre que les tête-à-tête musicaux avec un seul musicien n’étaient qu’une fausse bonne idée. Le concept en soi n’est pas bête, à condition que la spectatrice soit à l’aise. Et ce n’était pas le cas, visiblement.

Bref, le mélomane en moi reste nettement sur son appétit, alors que le bachelier juvénile et le nostalgique des partys étudiants sont plutôt rassasiés. Le résultat final donne tout simplement envie de revivre un Show de la Rentrée comme nous avons déjà vécu.