Les ateliers de création littéraire du Cercle d’écriture de l’Université Laval : nouvelle formule, goût amélioré.

Émilie Turmel

Repensés, remodelés, revisités, les ateliers d’écriture du CEULa méritaient désormais d’être rebaptisés, d’où leur nouveau sobriquet : Triptukhos, du grec τρίπτυχος, qui signifie « triptyque » (œuvre composée en trois parties). L’idée de cycle ternaire est d’ailleurs à la base du fonctionnement desdits ateliers, tel qu’imaginé par Arnaud Ruelens-Lepoutre, vice-président aux affaires socioculturelles. Selon lui, cette activité littéraire, jadis ponctuelle, gagne à s’inscrire dans la continuité, car elle permet aux participants de mieux se connaître, d’affiner leur jugement et, surtout, de vivre le processus de réécriture, étape importante de la création.

Présentés sous forme de variations autour d’un même thème, les trios se déclinent donc comme suit : d’abord, la théorie, souvent dispensée de manière magistrale par un spécialiste de la question (professeur, conférencier, invité, etc.); ensuite, la pratique, expérimentée sous des contraintes esthétiques aidant à vaincre la page blanche, dans des lieux propices à l’inspiration; enfin, la critique, exercée selon le modèle du speed dating, où chaque « écrivant » récolte les premières impressions et les commentaires constructifs de ses pairs. Au terme de ces étapes, un récital permet de partager les œuvres, puis d’en récompenser les trois meilleures en leur offrant un espace de publication : l’Écrit primal pour le premier prix, et le site Internet du CEULa pour les deuxième et troisième prix.

Les Triptukhos tirent également leur originalité de leur éventail thématique. Le minimalisme et la Beat Generation, sujets des deux premières triades, ont entre autres été choisis parce qu’aucun cours de création littéraire ne s’y intéresse spécifiquement. Sans prétention académique, il s’agit plutôt d’un complément ludique pour les passionnés de lettres. Mais les ateliers ne s’adressent pas qu’aux bacheliers. « Le but, c’est de créer une ouverture pour les gens qui ont envie d’écrire, c’est d’expérimenter des choses qu’on ne ferait ni à la maison, ni à l’université », affirme Ruelens-Lepoutre avec engouement avant d’inviter tous les Triptukhophiles au prochain ménage à trois du CEULa, qui aura lieu en janvier. Le thème? Surprise…