Le 9 octobre, les Camerounais éliront leur nouveau président. Cette date a été promulguée à la fin du mois d’août par décret. Ce texte législatif est intervenu au moment clé : soit entre 20 et 50 jours avant l’expiration du mandat présidentiel de Paul Biya, l’actuel président depuis bientôt 28 ans.

Les 23 candidats ont chacun leur stratégie. Paul Biya est donné favori dans les villes de Menyele, Lom Pangar ou Kribi. Son principal opposant, Ni John Fru Nd, chef du Social Democratif Front fera lui plusieurs déplacement dans le nord du pays. Ce dernier essuie deux échecs en 1992 et 2004.  L’Union démocratique du Cameroun avec en tête Adamou Ndam Jjoya, arrivé troisième à la dernière élection se concentre sur Yaoundé tandis que le Cameroon People’s Party a choisi de conquérir Douala tout comme Ayah Paul pour le People Action’s Party.

Ingérence et boycottage

Le gouvernement camerounais a accusé les Américains de «tenir un double langageL’ambassadeur des États-Unis au Cameroun, Robert P.Jackson aurait, selon la presse locale, félicité Paul Biya pour sa réélection à la tête du RDCP alors même que dans le même temps, se tenait à l’ambassade une réunion avec comme ordre du jour, la répression du gouvernement et le vote de la diaspora.

Ce point s’ajoute à la demande de la diaspora camerounaise du 17 septembre dernier aux Camerounais expatriés de boycotter la présidentielle, qualifiée de «mascarade électorale ayant pour but de maintenir Paul Biya au pouvoir.»  Cette déclaration a été faite à Bruxelles et a été signée entre autres par des associations et personnalités  politiques expatriées.