L’université Laval participe à la Semaine des transports collectifs et actifs du 16 au 22 septembre. L’association étudiante de développement durable, Univert Laval, aura à cœur de sensibiliser un peu plus les étudiants à leur cause.

Élise Duffay

La préoccupation pour notre planète Terre n’est pas nou­velle sur le campus. Créée en septembre 1995, Univert Laval a pour objectif de sensibiliser les membres de la communauté universitaire aux enjeux envi­ronnementaux. Elle bénéficie même de son propre local au 2235 du pavillon Desjardins de­puis 1997.

Alors que la semaine de l’en­vironnement n’existe plus sur le campus depuis 2004, Jérôme Breton-Ducharme, coordonna­teur des finances de l’associa­tion, affirme que la semaine de l’environnement a lieu chaque semaine car «l’objectif est de militer en faveur d’un campus-éco-responsable tout au long de l’année. L’environ­nement est un sujet bien trop important pour qu’on s’y at­tarde seulement pendant une semaine annuellement».

Interdire les bouteilles plastique

En ce qui concerne les avan­cées environnementales sur le campus ces dernières années, la campagne «À Laval, buvons Local», créée en octobre 2010, a fait réagir les étudiants puisque des milliers d’entre eux se sont réunis. Ils ont pris conscience de la nuisance des bouteilles plastique autant pour l’environ­nement que pour la santé. L’ob­jectif principal est «d’interdire définitivement la vente d’eau embouteillée sur le campus de l’Université Laval.» déclare Ju­dith Filiatrault, coordinatrice du projet depuis janvier 2012. «L’eau publique est d’aussi bonne qua­lité que celle privée. De plus, nous payons déjà l’accès à cette eau publique via nos taxes et nos impôts. Par ailleurs, le plastique des bouteilles d’eau commercialisées sont d’une si piètre qualité qu’à chaque utilisation ,des toxines se li­bèrent dans l’eau consommée et sont nocives pour la santé», explique Jérôme.

Pour sensibiliser un plus grand public, le logo, le site web et l’in­terface ont été modernisés. Les membres sont également très présents sur les réseaux sociaux. Du coté des campagnes, nous retrouvons cette année «À Laval, buvons local», «L’Allée Fruitée» ou encore «Recto-Verso» qui sensibilise à la réduction de la consommation, à la réutilisation et au recyclage.

Jean-Sébastien Gauthier, coor­donnateur Général, affirme que les administrateurs de l’Univer­sité Laval ont compris l’urgence de l’action environnementale. «Ils ont décidé d’investir beau­coup d’énergie et de ressources dans des projets de développe­ment durable. Ils appuient égale­ment énormément les étudiants dans leurs projets via le fonds de développement durable.» «Par contre, ils sont frileux en ce qui concerne des changements plus radicaux à appliquer à leurs structures en place», avoue Ju­dith. Ainsi, la prohibition totale de la vente d’eau embouteillée porte à débat.

Sur le campus, les étudiants sont ouverts et sensibles, mais la cause progresse lentement. «Il est souvent plus simple d’ignorer le problème que de faire des efforts significatifs pour changer nos habitudes», déclare Jean-Sébastien. «Ce qui est extraordinaire c’est que la nouvelle génération d’étudiants universitaires perçoit le chan­gement d’un oeil favorable et ceci est d’ailleurs notre force !», révèle Jérôme, plus confiant. Somme toute, un déclic est nécessaire pour l’avenir. «La planète Terre ne peut soutenir notre rythme de vie pour 7 milliards de personnes. Nous avons d’ailleurs déjà dépassé le seuil de consommation durable de notre planète», s’alarme Jean-Sébastien.

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