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Il fallait entendre les cris de panique des 40 acteurs et actrices au moment où la simulation a été lancée et, surtout, voir les 20 finissant-e-s en sciences infirmières de l’Université Laval avancer, de glace, vers les faux blessés éparpillés dans le stationnement du pavillon Ferdinand-Vandry. Une scène qui rappelle l’importance des professionnels de la santé et de leur coopération lors des situations de crise.

Le déclenchement d’un code orange suspend les méthodes qui prévalent normalement dans le secteur de la santé afin d’optimiser l’intervention. Guidés au quotidien par la volonté de « tout faire pour sauver » chaque patient, les praticiens de la santé doivent plutôt travailler dans le but de « faire le plus grand bien au plus grand nombre », explique l’organisateur de l’événement, Samuel Dupuis.

« On réorganise le tout, on utilise des méthodes exceptionnelles », ajoute-t-il. « C’est un peu contre-intuitif. On va y aller avec les patients qui ont les meilleures chances de survie pour donner le plus grand soin au plus grand nombre de personnes possible. »

Dans une situation normale d’accident, le personnel pré-hospitalier d’urgence prend en charge la victime et effectue les soins nécessaires pour assurer sa survie. Lorsqu’un code orange est décrété, le nombre de victimes dépasse normalement le nombre d’intervenants et chaque minute devient cruciale. Il est nécessaire d’attribuer les ressources limitées aux personnes qui peuvent être sauvées. Le rôle des paramédicaux, sous les indications du chef-trieur, est d’acheminer les victimes au personnel infirmier en suivant ce principe.

Une mesure d’exception

Le code orange est une convention internationale qui signale une arrivée massive de blessés dans un hôpital nécessitant d’y consacrer l’ensemble des ressources humaines et matérielles disponibles. Les événements qui déclenchent un tel code sont plutôt rares. Au Québec, les fusillades du collège Dawson (2006) et de l’École polytechnique (1989) avaient mis en veille le réseau de santé en attente des victimes.

Cette mesure représente une importante dose d’émotion et d’adrénaline pour le personnel médical en plus de changer le cours normal des activités hospitalières. Les occasions de s’exercer pour ce type d’intervention sont ainsi précieuses. « C’est bien de savoir agir et réagir. Ça aide beaucoup pour le jugement clinique et la priorisation des soins », poursuit Dupuis.

À titre d’exemple, un pré-code orange avait été déclenché dans les hôpitaux de la ville de Québec à la suite des tristes événements survenus au Centre culturel islamique le 29 janvier dernier. Ce sont 13 patients «verts» et six patients «rouges» qui ont dû être transportés vers les centres hospitaliers de la région. La situation pouvait toutefois être stabilisée sans une réorganisation complète des soins.


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