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Le souci de l’environnement fait partie des valeurs de la société québécoise. De plus en plus de gens adoptent des habitudes écologiques afin d’empêcher l’intensification de problèmes tels le réchauffement climatique ou la disparition alarmante de plusieurs espèces animales. Si le recyclage est maintenant un réflexe pour la plupart des citoyens, une autre habitude augmente en popularité : le compostage.

Depuis 2007, des poubelles réservées à cet effet sont installées sur l’ensemble du campus de l’Université Laval sous la tutelle du Service des immeubles. Ce système a été conçu à la demande des groupes Univert Laval, Via Agro-Écologie et Consien. De mai 2016 à avril 2017, environ 100 tonnes métriques de matières résiduelles ont été envoyées jusqu’au Centre de compostage de Saint-Henri-de-Lévis. L’Université a été la première institution à instaurer un système de la sorte. Le but de ce projet était de réduire le nombre de déchets, mais aussi d’améliorer les habitudes écologiques des étudiants.

Contrairement aux résidents d’autres municipalités de la province, les citoyens de la ville de Québec ne possèdent pas de poubelle pour les déchets organiques. La seule option est donc d’aller porter la matière décomposée dans l’un des 11 sites communautaires répartis aux quatre coins de la ville. Toutefois, le compostage domestique, principalement pour les jardins, est pratiqué par de nombreux citoyens.

L’art de composter

Le compostage est un processus de décomposition de la matière organique. Il s’agit donc de mettre dans un bac de petite ou grande taille des résidus de tables ou de jardins et de les laisser se décomposer naturellement. La nouvelle matière obtenue peut ensuite être utilisée comme engrais. Habituellement, près de 50% des déchets se trouvant dans une poubelle peuvent être changés en compost.

Les règles pour la production domestique diffèrent de celles du compostage municipal, principalement en ce qui a trait aux matières organiques qu’il est possible de jeter. Pour le volet domestique, les matières qui peuvent être déposées dans le composteur sont le marc de café, les pâtes alimentaires, les feuilles mortes, le riz, le pain et bien d’autres. Toutefois, il ne faut en aucun cas jeter de viandes, d’os, de produits laitiers, d’huile, de corps gras ou de crustacés. Ces résidus ne se décomposent qu’en grosse quantité et risquent ainsi d’attirer des petites bêtes indésirables en plus de produire de fortes odeurs.

Les bienfaits écologiques

« Ce qui m’a incité à [composter], c’est évidemment pour protéger l’environnement. », avoue Lili Michaud, une agronome diplômée de l’Université Laval en 1998, qui se spécialise dans le compostage domestique.

Comme les ordures ménagères sont normalement envoyées à l’incinérateur une fois ramassées, la pratique se veut écologique. Près de la moitié des déchets de table seront réutilisés plutôt que brulés, diminuant ainsi la pollution.

« Lorsqu’on [composte] chez nous, on évite de les envoyer dans l’incinérateur et on évite le transport. », souligne également Lili Michaud. De plus, selon le Guide sur le compostage domestique présenté par l’entreprise Nova Envirocom, « les déchets organiques demeurent des ressources, ce qui n’est pas le cas de l’enfouissement des déchets dans un site. »

Une autre raison pour s’y adonner se résume en la certitude d’avoir un produit de qualité. « Lorsque l’on fait son propre compost, on peut contrôler la qualité de celui-ci, explique Mme Michaud. En ayant connaissance des résidus que nous [ y ] déposons, nous gardons une certitude de sa qualité. »

Le compostage domestique est à la fois complexe et facile. Tous peuvent s’adonner à cette activité, peu importe que l’on soit étudiant, salarié ou retraité. La pratique demande bien sûr un peu de temps pour bien l’entretenir et quelques connaissances sur le sujet, mais sans plus. En tenant compte du terrain que l’on possède ainsi que de la quantité désirée, il faut se renseigner sur le style de composteur qu’il est préférable d’avoir.

3 trucs pour réussir son compost :

 

  • Il est préférable de mélanger son compost chaque fois que des résidus organiques sont ajoutés. De cette façon, le processus de fermentation se fera plus rapidement.

 

  • Humidifier son compost est tout aussi essentiel. Pour que la décomposition se mette en marche, des micro-organismes doivent être créés. De ce fait, si l’on alterne en ajoutant des résidus secs (feuilles mortes, paille) et des déchets humides (gazon, restes de tables), les organismes auront un environnement propice pour survivre. Cette partie demande tout de même beaucoup plus d’attention. Si le compost est trop humide, il manquera d’oxygène et le processus de transformation sera ralenti. Toutefois, s’il manque d’humidité, les micro-organismes mourront et la transformation s’arrêtera.

 

  • Le dernier truc est d’aérer le compost. Ainsi, cela apportera assez d’oxygène aux micro-organismes tout en abaissant le taux d’humidité.

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