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Le Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale 2017-2023 prévoit permettre à 100 000 personnes de sortir de la pauvreté en réinjectant près de 3 milliards de dollars d’ici 6 ans. Un « show de boucane », selon le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Serge Petitclerc.

 « Même le mot pauvreté ne se trouve pas dans le titre du plan d’action du gouvernement. Cela en dit long sur le détournement qu’il est entrain de faire de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale », soutient-il.

Vers le revenu minimum garanti

Le plan inclut une mesure de revenu minimum garanti, cheval du bataille du ministre François Blais, qui sera progressivement mise en place pour les personnes « qui peuvent, ni par leur propres moyens, ni grâce aux mesures de soutien existantes, obtenir un emploi ». Dans un premier temps, les prestations d’aide sociale seront bonifiées, permettant d’atteindre un revenu de base annuel de 18 000 $ en 2023. La loi sera par la suite modifiée afin de transformer ce montant en revenu garanti.

« L’instauration progressive d’un revenu de base pour des personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi démontre la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de vie de nombreuses personnes et de permettre à celles-ci de véritablement prendre la place qui leur revient au sein de notre société », note le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais.

Bien qu’il reconnaisse qu’une telle mesure représente une « avancée » pour certaines personnes en situation de pauvreté, le Collectif déplore le manque de vision du gouvernement. « Un vrai plan de lutte à la pauvreté ne devrait laisser personne derrière. C’est trop peu quand on sait qu’il y a 800 000 personnes qui ne couvrent pas leurs besoins de base au Québec. »

« Grâce à cette avancée, nous témoignons de notre volonté concrète d’agir sur le terrain pour mieux aider les gens les plus vulnérables de notre société, notamment les personnes handicapées et celles en situations d’itinérance. Nous sommes fiers de soutenir les organismes qui oeuvrent auprès de ces personnes afin d’améliorer leurs conditions de vie et de favoriser leur épanouissement », ajoute la ministre déléguée à la Réadaptation, à la protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois.

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté dénonce que le revenu minimum garanti soit la « seule mesure structurante » du plan, et qu’elle contribue à entretenir les préjugés sur les « bons pauvres », ceux qui essaient d’entrer sur le marché du travail et qui mériteraient ainsi de l’aide, et les « mauvais pauvres», aptes à travailler. Ces derniers se contenteront d’une hausse de 5,5% d’ici 2021, ce qui équivaut à peine à plus de la moitié du seuil de la pauvreté. « On dit aux gens qui ont un problème de santé qu’on va les aider, mais aux autres de se trouver un emploi », poursuit Serge Petitclerc.

Certaines mesures saluées

Le plan d’action comporte 43 mesures étalées dans 18 ministères. Outre le revenu de base garanti, des mesures seront bonifiées afin de favoriser l’intégration au marché du travail. Légère augmentation des prestations et prime de 1000$ pour les prestataires d’aide sociale ayant trouvé et conservé un emploi font partie des annonces gouvernementales. Le gouvernement offrira aussi du soutien aux jeunes issus de milieux à faibles revenus dans la poursuite de leurs études.

Le Fonds québécois d’initiatives sociales, bailleur de fonds de plusieurs organismes communautaires de la province, sera aussi bonifié. Une part des augmentations ira dans le financement à la mission des organismes de défense collective des droits, « un rattrapage important » selon la porte-parole du réseau de l’action autonome, Caroline Toupin.

Le gouvernement entend finalement investir 286 M$ dans les logements sociaux, sans toutefois promettre de nouveaux projets, ce qui laisse sur son appétit la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme. Les sommes allouées devraient simplement permettre de réaliser plus vite des projets déjà en cours.


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