Hôte du Championnat universitaire canadien de cross-country pour la première fois depuis 2011, le Rouge et Or entend livrer la marchandise sur les Plaines d’Abraham samedi.

L’équipe masculine est montée sur le podium lors des quatre dernières années. Après avoir fini deuxième en 2012, elle s’est emparée du troisième rang de 2013 à 2015. Or, les athlètes à l’origine de ce succès sont en voie de compléter leur parcours universitaire. C’est donc dire que le temps presse pour remporter l’ultime compétition.

« L’objectif, c’est clairement de gagner. Il n’y a pas d’autre objectif. C’est cette année ou jamais », indique sans détour l’entraîneur-chef du programme de l’Université Laval Félix-Antoine Lapointe, lorsqu’il est question de ses attentes du côté des hommes.

En guise de préparation, cet automne, le Rouge et Or a pris part aux différentes compétitions provinciales. À plusieurs occasions, le club est parvenu à s’illustrer. Lors de la dernière compétition de la saison, à la fin du mois d’octobre, les neuf premières positions ont été obtenues par ses coureurs.

« Ça a été encore mieux que prévu. On a été plus dominants qu’on l’aurait cru. On a surtout plus d’athlètes qui sont capables de contribuer au pointage. Tout le monde est à son sommet. C’est encourageant », soutient l’entraîneur-chef de la formation de l’Université Laval.

Les meilleurs sur papier

Lors du Championnat universitaire canadien, chaque institution scolaire participante aligne un maximum de sept coureurs du côté masculin et féminin. Pour le pointage, les équipes voient leurs cinq premiers temps être pris en considération. Les deux dernier athlètes à franchir la ligne d’arrivée veront leur temps retranché.

Pour arriver à une marque finale, on additionnera le rang des cinq premiers courreurs. Le programme à avoir amassé le moins de points remporte la compétition.

Félix-Antoine Lapointe considère que son équipe possède suffisamment de profondeur pour battre n’importe quelle autre puissance au pays. « Cette année, sur papier, c’est nous qui avons la meilleure équipe, mais il ne faut rien tenir pour acquis. L’opposition est là. Si on fait ce qu’on a à faire et qu’on livre une bonne performance, on a les outils pour gagner. »

Heureux problème

Le principal défi en vue de l’évènement a été de sélectionner les représentants du côté masculin. Cette décision s’est avérée particulièrement difficile puisqu’une dizaine d’athlètes auraient mérité d’avoir cette chance. Deux d’entre eux, ayant été ignorés cette fois, seraient les coureurs les plus rapides de n’importe quelle autre équipe au Québec, explique l’entraîneur.

« C’est déchirant parce que ce sont des athlètes qui auraient mérité de courir aussi. Ça fait partie de l’heureux problème que d’avoir une équipe très performante. »

Quant aux athlètes feminines du Rouge et Or, elles auront l’occasion de compléter en beauté une saison de transition. Le départ de plusieurs, l’année dernière, a créé un vide. La compétition sera donc le moment parfait pour les plus jeunes de se familiariser avec les compétitions nationales de niveau universitaire en vue d’y briller dans les prochaines années.

La compétition en chiffres
  • 2 : longueur en kilomètres de la boucle courue du côté féminin
  • 2.5 : longueur en kilomètres de la boucle courue du côté masculin
  • 3 : nombre de fois que la boucle sera courue du côté féminin
  • 4 : nombre de fois que la boucle sera courue du côté masculin
  • 7 : quantité maximum d’athlètes féminins et masculins par équipe