De retour à l’action après une pause de quelques mois, l’équipe féminine de soccer a commencé sa saison intérieure en force, en disposant du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke 7 à 0, dimanche après-midi au PEPS.

En collaboration avec Marika Vachon-Plante

Privé de nombreuses joueuses partantes de la saison dernière, le Vert & Or n’a pas fait le poids face aux quadruples championnes intérieures en titre. Un changement qui a fait une différence selon l’entraîneur-chef du Rouge et Or Helder Duarte. « Ce n’est pas l’équipe qu’ils avaient à l’automne. Il leur manque des joueuses qui sont rapides, qui nous mettaient beaucoup dans le trouble. »

Dès la dixième minute, le Rouge et Or a pris les devants et n’a plus jamais regardé derrière. Joueuse par excellence au pays à l’automne, la milieu de terrain Arielle Roy-Petitclerc a continué son année de rêve en ouvrant la marque à l’aide avec un tir dans le haut du filet. À la fin de la première demie, malgré de nombreuses chances ratées par les Lavalloises, la troupe d’Helder Duarte menait 3-0.

Un léger manque de finition qui ne surprend pas l’entraîneur-chef. « Ça fait depuis le mois de novembre qu’on n’a pas joué à 11 contre 11 contre un adversaire. Ça nous a pris des ajustements, mais en deuxième demie on a été un peu meilleures. C’est certain que le prochain match va être encore mieux », analyse-t-il, précisant que l’équipe est en début de saison ce qui explique les petites lacunes offensives.

Victoire d’équipe

En deuxième demie, le Rouge et Or a repris les choses en main en ajoutant quatre buts, dont deux avec moins de deux minutes à faire au match. Mettant à profit cette confortable avance de 3-0 après 45 minutes, l’entraîneur en a profité pour « faire rouler son banc ».

Pour lui, ce qu’il a vu dimanche était très satisfaisant. « On a réussi à faire jouer tout le monde et on n’a jamais ralenti le tempo, malgré qu’on avait beaucoup de nouvelles sur le jeu. On a quand même réussi à dominer et à rester toujours dans le territoire adverse », soutient Helder Duarte.

Invité à nommer une joueuse du match en marge de la rencontre, le coach n’a pas voulu s’avancer, préférant souligner la performance collective de son club. « Je ne peux pas dire qu’il y en a une qui est ressortie [du lot] vraiment plus qu’une autre. C’est difficile à dire, j’ai de la misère à choisir, elles ont vraiment toutes été pas mal bonnes aujourd’hui », lance-t-il en riant.

Dynastie bien installée

Les protégées de Duarte ont accumulé les honneurs au cours des dernières campagnes. Les étudiantes-athlètes ont raflé un quatrième titre intérieur québécois consécutif l’an dernier, une marque inégalée depuis les débuts de la ligue en 2008. Pour prendre conscience de l’ampleur de la séquence, il faut y ajouter les deux titres canadiens extérieurs remportés lors des trois dernières saisons.

Cet élan pourrait bien se poursuivre, selon l’entraîneur-chef qui peut compter sur un noyau de joueuses presque identique. Le changement majeur à l’alignement est l’absence de Laurence Godbout et le départ de Léa Chastenay-Joseph, qui en était à sa dernière année d’éligibilité.

Aux dires de Duarte, leur absence ne se fera pas trop sentir, puisque « les joueuses qui sont rentrées sont très bonnes aussi ». La milieu de terrain Dominique Fortin, la gardienne Myriam Labrecque, la défenseure Mireille Patry et l’attaquante Joëlle Mercier auront bientôt un grand rôle à jouer, celui d’assurer la continuité de cette dynastie.

La saison intérieure, c’est l’occasion pour Helder Duarte de bâtir une équipe compétitive et de garantir son avenir. « Ça nous permet de donner pas mal de temps de jeu [aux recrues]. Les meilleures qui vont ressortir de ces matchs-là vont vraiment avoir une bonne place l’an prochain sur le terrain. Pour nous autres, c’est important parce qu’on n’a pas besoin de recommencer à le faire pour l’an prochain. Déjà, on va voir qu’on est capable. On gagne du temps et c’est bon », confie-t-il.