Dimanche dernier, LELITE, un comité organisateur d’évènements pour le Rouge et Or, organisait son deuxième tailgate de la saison régulière. À la suite d’un premier tailgate où la foule n’était pas encore au rendez-vous, les amateurs de football se sont repris de belle façon, alors que le stationnement situé entre les rues de la Terrasse et du PEPS était plein à craquer. Entretien avec Noémie Tanguay, présidente de LELITE.

« À la base, LELITE était un regroupement d’étudiants et d’anciens étudiants qui existait pour faire rayonner la marque du Rouge et Or à travers le campus », raconte Noémie Tanguay. LELITE fut créé à l’hiver 2017, par des étudiants en communication, dans le cadre d’un cours. À la suite de ce cours, les étudiants se sont dit : « Pourquoi on ne continuerait pas l’aventure en créant un comité à longueur d’année pour le Rouge et Or ». C’est ainsi que LELITE a vu le jour et est devenu le comité marketing officiel des équipes sportives du campus.

« Notre rôle, c’est d’amener des étudiants aux matchs, de créer des partenariats avec les associations étudiantes pour que ce soit profitable pour eux et, bien entendu, d’augmenter le sentiment d’appartenance des étudiants envers leur université par des publications sur les réseaux sociaux et des petits concours »,  explique la présidente. Elle prend la peine d’ajouter que : « C’est le Rouge et Or qui nous chapeaute. Dans le fond, on est des bénévoles pour l’Université ».

Le groupe comprend neuf étudiants d’une multitude de programmes, pas seulement en communication, et est ouvert à tous, explique Noémie Tanguay qui poursuit, quant à elle, ses études en intervention sportive.

Noémie Tanguay, présidente de LELITE – Photo: Julie-Anne Perreault

Un défi logistique merveilleusement remplie

Lorsque questionnée sur la plus grosse embûche logistique auquelle le groupe fait face, Noémie Tanguay répond : « On possède un budget assez faible, et il faut fournir le stock nécessaire pour les quelques mille personnes qui viennent à nos évènements. C’est plus ça qui est difficile: d’aller se chercher des partenariats pour nous financer et pour nous prêter de l’équipement ».

Elle rappelle que côté logistique, tout se déroule quand même bien si les partenariats sont présents. « La réputation de la marque du Rouge et Or n’est plus à faire et les partenaires ne sont pas trop durs à trouver ».

« Le 7 octobre prochain, ce sera LELITE, en partenariat avec la CADEUL, qui s’occupera de toutes les tentes, toute la bouffe et toute l’alcool du tailgate. Là, ça va demander énormément de logistique ». Les Carabins de Montréal seront les visiteurs et l’organisation s’attend au plus gros tailgate jamais vu sur le campus.

La préparation demeure la clé du succès de LELITE. « Aujourd’hui, il y a près de mille-six-cents personnes, on n’a pas le choix d’être bien préparé ».

« On grossit le tailgate en fonction du nombre d’associations étudiantes qui vont être présentes. Les assos sont responsables de leur propre barbecue, de leur bouffe, de leur alcool et de leur logistique de paiement. Nous on est là pour mettre de l’ambiance, mettre de la musique, donner des cadeaux et s’assurer que le tri est fait correctement. Dans le fond, on veut offrir une plus-value aux billets que les assos vendent à leurs membres », explique la présidente.

LELITE agit un peu comme un guide lors des festivités d’avant-match. Les membres du comité veillent au grain pour régler les petits pépins qui pourraient se pointer à l’horizon.

Et, côté débordement ? Noémie Tanguay répond : « Malgré le fait qu’il y a beaucoup de gens avec un haut taux d’alcool dans le corps, il n’y a pas vraiment eu de débordements. Ça fait un an qu’on organise des tailgates et on n’a pas encore eu de problème majeur. Généralement, ça se passe super bien. C’est très sécuritaire pour tout le monde ».

Déraciner les gens de leur canapé

Quand il est question de football, LELITE n’a pas de difficulté à faire sortir les gens de chez soi, même pour venir boire de la bière, un dimanche matin relativement frisquet.

« Le tailgate de football à l’Université Laval, c’est une tradition qui est là depuis des années et des années, ça ne mourra pas de sitôt. On a juste besoin de lancer un peu de pub sur les réseaux sociaux et les gens se pointent », rapporte Mme Tanguay.

Si le comité n’a pas de difficulté à faire déplacer les gens pour les tailgates de football, on ne peut pas en dire autant pour les autres sports. « C’est un peu plus difficile d’amener des gens au crosscountry, au volleyball ou au basket. On tente de trouver une façon originale de porter les gens à suivre d’autres sports, pas juste le foot. On essaie de créer cette tradition [du football] pour les autres sports. Elle ajoute qu’il n’y a pas juste l’équipe de football qui est bonne. L’Université Laval comprend plusieurs programmes qui performent très bien et qui gagnent à être connus.