Ce 25 septembre, l’Université Laval a annoncé l’ouverture de son centre de valorisation des données, destiné à accueillir et traiter des centaines de petabites de données.

L’Université Laval ainsi que ses collaborateurs privés et gouvernementaux pourront utiliser ce centre pour stocker les données issues de leurs recherches. Ces données pourront être utilisées dans la recherche de plusieurs domaines, notamment l’intelligence artificielle ou tout domaine de données massives qui requière ce genre de capacité.

Selon Sophie D’Amours, rectrice de l’Université Laval, le traitement optimal des données est un incontournable dans le développement de la recherche. «C’est un tremplin, c’est une capacité qui va nous propulser dans nos capacités de recherche», a-t-elle ajouté.

Énergie et sécurité

Le bâtiment est complètement indépendant et capable de s’alimenter seul en électricité en cas de besoin et fonctionnera 24 heures sur 24 pour assurer à ses utilisateurs la meilleure accessibilité aux données possible. De plus, il est possible d’avoir recours à l’eau réfrigérée utilisée dans le bâtiment pour alimenter d’autres pavillons du campus en cas de problème. La chaleur produite par le bâtiment sera également réutilisée pour chauffer certains pavillons du campus.

Côté sécurité, l’environnement est complètement fermé et surveillé par la sécurité. De plus, les systèmes sont protégés contre des attaques informatiques de manière similaire à d’autres centres de données.

Photo – Ludovic Dufour

René Lacroix, vice-recteur adjoint aux ressources informationnelles, rappelle que l’objectif de la mise sur pied du Centre de valorisation n’est pas que de stocker des données et ne propose pas de faire la concurrence à d’autres centres de stockages semblables. Le nouveau bâtiment propose plutôt de traiter des données et de faire des calculs rapidement. Il a expliqué qu’une fois les données utilisées et traitées, il est possible de les renvoyer dans d’autres centres de données.

La construction de l’édifice a été financée conjointement à hauteur de 21,5 M$ par les gouvernements du fédéral et du provincial.