À 21 ans, Frédéric Chrétien est certainement l’un des plus jeunes candidats à un poste de candidat municipal à Québec… Il s’agit de plus de la deuxième fois qu’il essaie d’obtenir la faveur de l’électorat. En effet, briguant le siège de conseiller sous sa propre bannière d’indépendant, Frédéric n’aura certes pas atteint le but qu’il s’était fixé en 2012, mais depuis, son implication dans le parti municipal Démocratie Québec laisse présager que ce n’est pas la fin de son implication en politique municipal. Impact Campus l’a rencontré afin qu’il nous parle des jeunes et de la politique.

Un jeune en politique

Toujours attiré par la politique, Frédéric Chrétien s’est dit motivé à se lancer en politique par l’attitude du maire Labeaume « le ton que Régis Labeaume avait envers les citoyens, sa manière de faire, ça m’a interpellé ». Il note qu’en tant que jeune, il se fait accueillir d’une bien meilleure manière par les citoyens; « ce qui chicote souvent, ce sont les vieux, ce sont toujours les même vieux, certains me disent que juste à cause de mon âge, ils vont voter pour moi ». En tant que fondateur du parti Alternative Québec a ensuite fusionné avec le parti de David Lemelin, Chrétien a engagé une bonne partie de sa jeune carrière en politique municipale, cependant il cherche encore à se définir une carrière connexe à celle de conseiller municipal. Terminant un DEC en sciences humaines et se dirigeant vers un Bac intégré en politique et économie, il n’est certes pas encore assuré de son plan de carrière.

La politique municipale

Le travail de conseiller municipal est souvent considéré comme un travail administratif. Ainsi, selon certains, un jeune ne pourrait pas faire le travail puisqu’il est justement trop jeune. Frédéric ne le voit pas de cette manière et définit plutôt le rôle d’un conseiller municipal comme étant un rôle de créateur de liens; « Il faut à un certain point faire le budget, oui, mais l’administration ce n’est pas le politique, le politique c’est le terrain, c’est le gars qui va voir le monde pour lui demander ce qu’il a besoin pour son organisme communautaire, aller voir le gouvernement aussi, essayer de mettre le plus de monde à la pâte. La job d’un conseiller c’est faire le lien entre les citoyens et l’administration ». Concernant les nombreux troubles de corruption qui ressortent partout dans les administrations municipales au Québec, Chrétien ne se sent pas démotivé outre mesure. « C’est un peu décevant de voir ça, mais nous dans notre équipe on n’en a pas de ça, on est intègres, il faut travailler à montrer une image intègre de la politique aux gens. Au contraire, on veut redonner une image positive de la politique municipale ».

Un jeune avec Démocratie Québec

Le Parti Démocratie Québec est un parti qui vient introduire pour la première fois une opposition substantielle à Régis Labeaume. Frédéric Chrétien s’est retrouvé dans ce parti par un concours de circonstances. Le parti Alternative Québec, a en effet fusionné avec Démocratie Québec pour ensuite être rejoint par Québec autrement. Ce qui l’a attiré dans le parti est le progressisme de sa plateforme, l’absence de ligne de parti et l’intégration des conseils de quartiers dans la démocratie municipale. Questionné sur la perspective de devoir se confronter à Labeaume et son équipe, Chrétien rétorque tout simplement que « ce n’est pas une équipe, c’est un one man show» en expliquant que c’est une plaisanterie qui circule dans les caucus de Démocratie Québec. Selon lui, le parti souhaite mettre en lumière les contradictions qui sont selon lui très présentes dans la gestion de Labeaume, comme dans l’exemple récent du tramway qui montre une volte-face précipitée du maire. Il concède que de se mesurer au parti de Labeaume est un gros défi. Il souhaite lancer un message aux jeunes, leur disant de participer, que les taux de participation des jeunes aux élections municipales sont faibles et qu’il incite tout le monde à porter leur voix à l’hôtel de ville.