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Le montréalais Félix Dyotte frappe un grand coup cet automne avec son second album Politesses. Après avoir séduit le public avec son disque éponyme en 2015, le chanteur nous offre dans ce nouvel opus un retour dans le temps avec des mélodies nostalgiques en plus d’un regard sur les rêves déçus et les relations du passé.   

L’artiste montréalais nous fait voyager dans le temps avec ce nouveau projet.  En écoutant Politesses, on se retrouve transporté au début des années 80 tant le côté rétro des mélodies est omniprésent dans la majorité des pistes. En fait, Dyotte fait partie de cette génération d’artistes rendant le rétro tendance, de cette génération proposant un son totalement nouveau avec des résonances d’un passé pas si éloigné.  

Le jeune chanteur nous amène quelque part entre la mélancolie et la joie de vivre, entre la réflexion et le rêve. La pièce Je cours, une collaboration avec Évelyne Brochu, ou encore Vole au vent en sont de bons exemples.  

La présence d’un chœur accompagnant Dyotte sur la plupart des pièces est une idée de génie, rendant les textes plus puissants. Loin d’être superflu, cet ensemble vocal est un point fort de l’album et apporte une couleur aux morceaux. Plusieurs frissons sont à prévoir grâce à cette harmonie qui nous charme dès la première écoute.   

Propos poétique 

Pour leur part, les textes proposés par Dyotte sont sublimes et recherchés. Bien accompagnés par la musique, ceux-ci nous font voyager dans des tableaux peignant tour à tour des portraits de déception amoureuse, de rêves perdus et d’espoirs de jours heureux.  

Malgré leurs propos mélancoliques, ces textes ont la capacité de nous réconforter. Chrysanthèmes vient par exemple nous bercer et nous fait sentir en sécurité malgré un texte songé et nostalgique. La justesse des mots choisis par l’auteur est rafraichissante en ces temps où la qualité textuelle des chansons n’est plus nécessairement une priorité. On sent une réelle recherche derrière l’écriture des pistes.  

Le rythme des pièces amène quant à lui une dimension hors norme à l’album.  Des chansons comme Station balnéaire sont un pur délice par un rythme surprenant et non conventionnel. 

Collaboration nécessaire? 

Les nombreux duos présentés dans Politesses apportent des pièces solides, probablement dans les meilleures de l’album. Ces trames ont toutes une certaine puissance. Par exemple, le duo entre Dyotte et Béatrice Martin sur la chanson Croix est probablement la pièce la plus intéressante de l’album. Heureux mélange de chanson à textes et de piste électro pop, Croix amène un dynamisme songé au disque.  

Cependant, il y a un manque de cohésion entre les artistes lors des quelques duos proposés. Il est rare que les artistes chantent en harmonie sur ses pièces nous laissant sur une drôle d’impression. 

Il faut en revanche célébrer l’idée qu’a eue l’artiste de partager le micro avec Philémon Cimon sur le titre Pour que vaillent tes larmes. Les voix des deux hommes se complètent bien, à un point tel qu’il est à certains instants difficile de les différencier. 

Il faut absolument souligner le travail de réalisation. Sans être spectaculaires, les pièces ont toutes une particularité et un son unique. Dyotte et Pascal Shefteshy amènent des propositions étonnantes qui viennent attirer l’attention de l’auditeur à tous coups. Un exemple de cette réalisation rafraichissante est présent dans la pièce Que ce soit toi que ce soit moi. Celle-ci commence de manière sobre et solennelle et évolue pour nous donner l’envie de danser à la fin.  

Politesses de Félix Dyotte sort juste à temps pour accompagner la nostalgie venant avec le mois de novembre. Un disque à écouter lors des froides et grises soirées à venir. 


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