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La conclusion de mes études universitaires marque pour moi la fin de toute une aventure au baccalauréat, mais aussi chez Impact Campus. Près de deux ans ici m’auront profondément marqué, pour le reste de mes jours. Mais, surtout, cela m’aura ouvert les yeux sur quelques enjeux essentiels, en enseignement supérieur, sur lesquels j’aimerais lancer quelques réflexions, pour terminer mon parcours à l’UL.

Les violences à caractère sexuel

À l’Université Laval, les agressions dans les résidences du mois d’octobre 2016 ont laissé une profonde marque sur le campus. Les organismes en sensibilisation et en prévention du phénomène des violences à caractère sexuel, comme le Centre de prévention et d’intervention en matière d’harcèlement (CPIMH), ont vu leur rôle grandir, et leurs demandes d’aide exploser.

C’est toute une société qui, d’un coup, s’est mise à revoir certaines de ses pratiques, et à remettre en question la manière dont elle encadre les relations, dont elle traite de ces enjeux.  Ça a été beau de voir, il y a un an déjà, tout un campus s’unir contre une attaque claire au consentement sexuel.

Je me rappellerai encore longtemps du rassemblement de solidarité devant le pavillon Alphonse-Marie-Parent. En tant que journaliste, et en tant qu’individu, c’était émouvant, et je peux dire aujourd’hui que l’expérience m’aura profondément fait réfléchir sur l’importance d’en parler, de dénoncer, d’expliquer.

L’Université Laval s’unit contre la culture du viol

Le professeur Thierry Giasson y avait ce jour-là réuni une foule complète d’étudiants, venus écouter et ceux et celles qui désiraient prendre la parole. C’était beau de voir tout le monde se parler, pour essayer de comprendre ce que signifiait ce genre de choses dans notre société. On l’ignorait peut-être encore, mais on définissait déjà les grandes lignes d’un projet de loi.

Depuis, les choses ont changé, sans s’être bien évidemment réglées. L’université s’est impliquée, les associations étudiantes également, le politique même, et on a fait avancer les choses. Évidemment, il reste encore beaucoup à faire, mais on peut dire, sans se tromper, que les communautés étudiantes du Québec auront, de nouveau, réussi à transformer la société, mais surtout, elles l’auront convaincue d’enfin parler de ce qu’est la culture du viol.

Représentation nationale

Clairement cette année à l’Université Laval, la représentation nationale aura de nouveau été un enjeu. Le référendum d’affiliation de la CADEUL à l’Union étudiante du Québec (UEQ), en novembre dernier, aura mobilisé plus de 25 % des étudiants. Ce n’est pas rien, quand on compare au maigre 15 % de 2015. Chaque amélioration est un pas de plus vers l’exercice d’une démocratie étudiante, une vraie.

Le NON l’emporte au référendum de l’UEQ

Et ce n’est pas fini. Ce sera au tour de l’AELIÉS, l’hiver prochain, de se poser la même question. Rappelons qu’en 2015, l’Association des étudiant(e)s inscrit(e)s aux cycles supérieurs avait tourné le dos à l’instance nationale, dans une majorité écrasante de 66 % pour le NON (684 contre 351 votes pour le OUI).

Il faudra donc rouvrir le débat, de manière respectueuse autant que possible, vers ce que peut représenter l’affiliation de notre voix à une autre plus grande, mais plus loin, qu’est celle de l’UEQ. Ce sera, je l’espère, un enjeu sur lequel se mobiliseront plusieurs officiers étudiants, en créant un engouement pour la démocratie étudiante jusqu’au doctorat.

Cette démocratie, d’ailleurs, elle va bien, mais elle n’est pas parfaite. Il suffit de s’attarder à certaines statistiques, afin de constater que les taux de participation aux instances, telles les assemblées générales, sont rarement significatifs. Et c’est normal, j’en conviens. Ce n’est pas un sujet qui est facile à vendre, non plus. On doit donc continuer d’en parler, d’en débattre, de le promouvoir et surtout de l’instaurer comme modèle de politisation étudiante pour les futures cohortes.

Le spectre des élections provinciales

Dans moins de dix mois, les élections provinciales gagneront tout le Québec. La classe étudiante s’impliquera vivement, je l’espère, comme elle l’a fait lors des plus récentes élections municipales au Québec, en novembre.

Je ne doute pas une seconde du fait que nos organisations étudiantes organiseront des débats, tables rondes et conférences pour exprimer la voix étudiante, la faire entendre, mais aussi l’impliquer et l’informer. J’espère haut et fort que nos politiciens prendront la peine de venir faire un tour à l’UL, pour parler avec les étudiant(e)s de tous cycles, de tous domaines, d’un projet de société pour les universités.

Or, malheureusement, les taux de participation (et d’implication aussi) sont devenus très faibles chez les jeunes. C’est l’occasion d’agir pour qu’ils soient augmentés de plus belle, par de la formation, de l’éducation, de la vulgarisation sur le Web, par tous les moyens possibles.

Comment augmenter les taux de participation aux élections ?

Pourtant, il y a bel et bien potentiel d’intérêt. Le projet de loi 151 sur les violences à caractère sexuel de la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David (qui encadre notamment la relation prof-étudiant), est l’un des enjeux à ne pas négliger dans la discussion. La question des stages rémunérés (avec la possibilité d’aller en régions, ou non), l’est également, tout comme le plus récent Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale du gouvernement Couillard.

Parlons des clauses orphelins aussi. Ces pans de la loi créent des situations injustes pour les nouveaux travailleurs, très souvent des étudiants, qui commencent leur carrière avec un régime de retraite et surtout des avantages sociaux inférieurs aux gens qui étaient là avant eux. La plus récente réforme des normes du travail, de la ministre du Travail, Dominique Vien, veut les interdire.

Pour ne nommer que quelques enjeux supplémentaires, le harcèlement psychologique, les subventions en recherche, l’innovation dans la formation, ça en fait aussi partie. L’investissement en enseignement supérieur, j’ai envie de dire, est aussi un enjeu important de manière générale, que l’on oublie trop souvent en contexte de campagne électorale.

C’est le temps d’interpeller les politiciens sur ce qui nous touche vraiment, sur ce qui affecte négativement notre quotidien, nos conditions de vie, et qui doit changer.


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