Louis-Marc St-Pierre, directeur de Saveurs Campus et Pierre-Laurence Simard, chef cuisinier chez Saveurs Campus se sont également prêtés au jeu en répondant aux interrogations de Sarah O’Connor, étudiante en nutrition.

 

Les boissons gazeuses

Louis-Marc St-Pierre : Les gens ont le choix et c’est ce que nous voulons leur offrir. Ce que vous voyez présentement dans la cafétéria, c’est un préambule au reste. Je suis en négociation avec deux ou trois compagnies pour faire rentrer des jus beaucoup plus santé prochainement. Je ne veux pas non plus enlever la liqueur parce qu’il y a une demande quand même, les gens en veulent et le demanderaient si on l’enlevait. L’objectif de la CADEUL et de Saveurs Campus est de garder une diversité à même le virage santé.

Pierre-Laurence Simard : Il faut aussi ajouter que ce que l’Université Laval veut dans ce dossier, c’est que l’offre santé soit présente et non imposée. Même si on prône vraiment ce qui est bon pour la santé, ce qu’il faut à la base, c’est bien faire les choses! Un virage santé ne se fait pas sur un dix sous!

L’affichage

LMSP : Vous avez raison quand vous dites que c’est important d’afficher les ingrédients et les valeurs nutritionnelles. L’objectif est de marquer les ingrédients sur les plats préparés, parce que tout est fait le matin même. En ce moment, on travaille avec l’Université sur un document à ce sujet. Pour l’instant, ils ont le document en main pour vérifier si tout est bon, si ça répond aux standards. Par la suite, on va s’ajuster pour que tout le monde soit content. C’est ensuite qu’on va sortir une grande liste pour être en mesure d’être certain que les gens puissent savoir ce qu’il y a dans cette salade ou dans leur repas.

PLS : Il faut aussi savoir qu’on n’a pas eu accès à notre cuisine de l’été. On est débarqué dedans une journée avant d’ouvrir, donc on n’a pas encore tous nos meubles, le concept sur lequel on avait travaillé et qu’on avait annoncé n’est pas complet jusqu’à maintenant. D’ici un mois, on devrait avoir ce pour quoi on a travaillé. On travaille actuellement sur l’affichage aussi pour prendre des photos des plats et les rendre attrayants. Parce que c’est ça le but du jeu au fond, on veut les vendre ces recettes-là.

LMSP : J’ajouterais que pour rendre compte précisément de la valeur alimentaire d’un produit, il faut qu’il y ait une standardisation des plats. Les menus sur lesquels a travaillé Pierre-Laurence sur papier c’est une chose, mais dans la pratique, c’en est une autre. Il faut amener les étudiants qui travaillent dans la cuisine à vraiment arriver à des recettes standardisées.

Les prix

PLS : Ce qu’il faut comprendre, c’est que les gens se basent sur ce qu’il y avait avant. En premier lieu, nous avons changé l’offre alimentaire de quelque chose de très ordinaire à quelque chose de très intéressant. Il faut donc comparer les pommes avec les pommes et se rendre compte que malgré le prix qui peut paraître élevé, ça reste plutôt abordable pour le produit qui est vendu.

On se retrouve avec des équipements sur mesure dans le milieu de la gastronomie ainsi qu’avec des gens qui ont beaucoup travaillé dans le milieu. Tout le monde ici travaille dans le but d’offrir quelque chose de bon aux étudiants.

En conclusion

LMSP : On se donne quelques mois pour vraiment roder notre produit et notre offre, et faire en sorte d’offrir une belle expérience à notre clientèle. On va également mettre les informations sur le site internet pour que les étudiants puissent aller vérifier eux-mêmes ce dont ils ont besoin. On va également avoir de l’interactivité avec des écrans et plusieurs stations mieux définies que pour l’instant.

On est là pour être transparents. On ne veut pas conter de menteries à personnes. On n’est pas là pour se prendre pour d’autres. Ce qu’on veut vraiment, c’est bien faire les choses! C’est ça l’objectif ultime!