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Patrick Charlebois est devenu, en janvier dernier, le premier Canadien à compléter le World Marathon Challenge, c’est-à-dire sept marathons en sept jours consécutifs dans sept régions du monde différentes. En marge de sa conférence au Salon de la course à pied et du triathlon de Québec, Impact Campus s’est entretenu avec lui. Voici sept questions pour le meilleur marathonien amateur de l’épreuve.

Pourquoi avez-vous décidé de relever le World Marathon Challege?

Je suis un gars bien ordinaire avec une passion: la course à pied. Je n’ai pas décidé de le faire précisément à cette période-là de ma vie. Je n’avais pas besoin de ça là. Quand j’ai appris que ça existait, je l’ai fait. Si ça avait été il y a deux ans, je l’aurais fait à ce moment-là. Même chose si ça avait été dans deux ans. Quand je vois un défi qui m’interpelle, je saute à pieds joints dedans et c’est ce qui est arrivé.

Quelle est la préparation nécessaire pour une semaine comme celle-là?

L’entraînement pour un ultra-marathon, c’est en moyenne 160 km par semaine, soit 21 par jour, en plus d’un entraînement l’après-midi. On parle aussi de trois à quatre séances chez un chiropraticien, parce qu’il y a toujours des microblessures à gérer et on ne peut pas vraiment arrêter l’entraînement chaque fois. Cela a duré environ un an et j’ai couru environ 7000 km. C’est à peu près l’équivalent de traverser le Canada à pied. C’est pratiquement sept jours sur sept. J’ai même couru un marathon le 1er janvier. Je peux vous dire que le Bye-bye, je ne l’ai pas tout écouté.

Quels ont été les moments marquants de cette semaine de compétition?

L’Antarctique. Juste le voyage là-bas est une expérience incroyable. Les paysages sont à couper le souffle. De plus, le mode de vie en Antarctique est assez particulier. Au niveau sanitaire, les protocoles sont très sévères. Il y a aussi des moments que j’ai moins aimés comme Dubaï. Il faisait terriblement chaud. L’ennemi #1 d’un coureur, c’est la chaleur, donc j’aurais passé cette course-là.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans tout cela?

Ce sont les deux journées précédant le défi. Un coureur qui ne court pas ou qui s’impose de ne pas courir, c’est extrêmement difficile. J’ai dû faire ça avant le défi. Mentalement, ça a été un défi de me reconvaincre que j’étais capable de faire ce défi-là. J’avais perdu confiance, j’avais peur. Plus la semaine avançait, mieux ça allait. Le plus difficile, ça a vraiment été l’avant-défi.

À quoi pensiez-vous lorsque vous avez franchi la ligne d’arrivée à Sydney?

Quand j’ai traversé la lignée d’arrivée à Sydney, après avoir couru 295 km en une semaine, tout l’entraînement, les sacrifices que j’ai faits dans les dernières années, les games de basketball de mes gars que j’ai manquées, j’ai vu tout cela défiler. J’ai compris une chose : quand on a un plan d’entraînement et qu’on le suit, les résultats sont incroyables.

À quoi ont ressemblé les jours qui ont suivi le World Marathon Challenge?

Quand je suis arrivé à Montréal, j’ai couru un 21 km. Je n’étais plus capable. Rester 22 heures dans un avion, ce n’était pas facile donc j’ai couru, c’est comme ça que je suis. Tranquillement, après, j’ai réduit. Mon entraîneur m’a imposé zéro course pendant une semaine. Ce n’est pas facile quand tu es habitué de courir en moyenne 160 km par semaine, mais c’est important de faire cette pause-là. Psychologiquement, c’est difficile, mais il faut le faire.

Quel est votre prochain défi?

Je m’impose une pause. Je ne suis pas encore rendu au après. Je débute tout juste mon huitième marathon, dont le but est d’amasser des fonds pour l’hôpital de Trois-Rivières. Je fais une tournée de conférences, c’est ma priorité pour l’instant. Si on posait cette question-là à ma conjointe, elle vous répondrait : « Inquiétez-vous pas pour lui, il y a un nouveau défi qui s’en vient « .

Résultats en sept temps

Antarctique : 6e rang (3 :32 :02)

Amérique du Sud : 5e (3 :08 :38)

Amérique du Nord : 4e (3 :15 :26)

Europe : 3e (3 :05 :20)

Afrique : 2e (2 :57 :54)

Asie : 2e (3 :22 :31)

Australie : 4e (3 :17 :25)


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