photo via @leradis.quebec sur instagram

Le RADIS, à découvrir dès la rentrée

En développement depuis 2024, le RADIS (Rassemblement pour l’Alimentation Durable et l’Innovation Solidaire) proposera dès la rentrée d’automne une offre alimentaire abordable sur le campus. L’initiative étudiante, présentement en campagne de sociofinancement, s’est affairée pendant la période estivale à la rénovation de ses locaux et à peaufiner les derniers détails de leur organisation.

Par Léann Laquerre, chef aux Arts

Menée par Cédric Glode, directeur général de la Baratte et étudiant en sociologie, Ariel Timmony-Morier, Léonard Marcoux et Emmanuelle Moquin, l’initiative a répondu à un « appel de projets de l’Université » spécifiquement pour l’ancien espace du Saveurs Campus dans le pavillon Alphonse-Desjardins. Pour le président cofondateur, « ça démontre clairement que l’Uni voulait garder une certaine place pour un projet comme le nôtre. »

Épicerie, vrac, café, repas chauds, collabo…

Le Radis propose une solution concrète aux étudiant.es qui ne veulent, ou ne peuvent, assumer le coût de la nourriture sur le campus en ce moment (avec des repas difficilement à moins de 15$ dans les années antérieures, une tendance qui se maintiendra très probablement dans les cafétérias gérées par le Cosmos).

Au Alphonse-Desjardins, leur espace servira d’épicerie solidaire avec des prix égalant ceux du maxi « en plein cœur du campus de l’université Laval », comme le dit Cédric Glode sur leur instagram officiel (@leradis.quebec) où produits en vrac, aliments frais de saisons et pain du jour seront disponibles pour la communauté universitaire.

Un repas chaud par jour sera proposé. Afin de demeurer abordable, le menu sera restreint tout en accommodant l’entièreté de sa clientèle avec une option de repas végétarien et une seconde avec viande. Les assiettes seront à 5$ pour les étudiant.es sous présentation de la carte étudiante (10$ pour le personnel universitaire, question d’être attrayant pour tout le monde). Des salades préparées et des sandwichs seront aussi à portée de main dans les frigos du RADIS, tous les jours.

En parcourant l’espace pas encore tout à fait aménagé du RADIS, le cofondateur montre fièrement la machine à café trônant à l’espace des anciennes caisses du Saveurs Campus. « On va avoir un vrai set-up de barista, et on proposera aussi des viennoiseries. » Des caisses de bières de microbrasseries seront aussi vendues sur place pour la consommation ultérieure, tout pour stimuler une ambiance d’épicerie de cartier plaisante, où tout se trouve.

Afin de multiplier les points de vente, de faire connaître le RADIS à travers le campus et d’offrir aux plus d’étudiant.es possibles des repas de qualité et abordables, l’OBNL compte développer des partenariats avec des cafés étudiants à travers le campus. Salades repas, sandwichs pré-préparés, viennoiseries et collations à l’effigie du RADIS pourront ainsi se trouver un peu partout à la rentrée. Les cafés Chez Pol (Charles-De-Koninck), l’Exocytose (Ferdinand-Vandry), la Dissidence (Charles-De-Koninck), Cétéris Paribouffe (Charles-De-Koninck), P’tit CAAF (Abitibi-Prince) et l’Interprox (pavillon de Médecine Dentaire) seront des collaborateur.rices de l’initiative étudiante dès septembre.

« On tente d’accoter les prix des autres producteurs de la ville, et d’accoter leur qualité. À ce niveau, je pense qu’on est même capable de les battre, puisqu’on est drette à côté. Le pain va dater de la journée, le transport se fait directement sur le campus. On a l’intention d’éventuellement bâtir des structures pour impliquer davantage les cafés étudiants dans la gouvernance juridique, mais ce sera pour plus tard. »

Sociofinancement et plan de match

N’ayant pas obtenu les accords nécessaires pour un référendum en vue d’une cotisation de 5$ sur la facture étudiante, le RADIS se tourne vers une nouvelle stratégie afin de financer sa mission solidaire : le service de traiteur sur le campus. « Une bonne partie de l’équilibre du modèle repose sur le service traiteur qui va venir sponsoriser une grande partie des repas étudiants. Il y a beaucoup d’évènementiel qui se fait sur le campus, que ce soit par des assos, des unités de l’Université Laval, comme la bibliothèque, et des invités de l’uni, comme des colloques… Il y en a beaucoup dans le Desjardins. L’objectif, c’est de se placer stratégiquement pour être capable de gagner ces contrats-là, de prendre les surplus que ça génère, puis financer l’épicerie solidaire et les repas à 5$. »

L’Université Laval demeure toutefois un partenaire, en avançant des fonds pour réaménager l’ancien espace Saveurs Campus. La demande de l’initiative d’occuper l’espace sans loyer n’a toutefois pas été approuvée, l’Université signant un bail de dix ans avec le RADIS. L’ancien espace, géré par la CADEUL, laisse derrière elle une cuisine entièrement équipée aux activités projetées par le RADIS, amoindrissant considérablement la facture.

Il demeure tout de même d’importants fonds à amasser d’où l’importance de la campagne de sociofinancement en cours sur la plateforme La Ruche (qu’on vous encourage à visiter, pour les totebags et la mission solidaire).

Et le Cosmos dans tout ça?

« On s’entend bien avec le Cosmos. On a pas du tout la même vocation, mais Louis McNeill voit que c’est sérieux, que c’est un vrai business. Il est prêt à nous donner beaucoup de ses invendus et de réacheminer ce qu’il donnait à d’autres organismes avant vers le nôtre, pour vraiment rester dans la communauté de l’Université Laval. Nous autres, on fait notre affaire, on veut que ça fonctionne. »

Avec ses restaurants thématiques sur le campus, le Cosmos tente d’offrir une expérience alimentaire bien différente de celle du RADIS, créant une existence plutôt paisible entre les deux entités qui n’ont visiblement pas le même regard vers leurs client.es sur le campus.

Avec l’offre alimentaire que le RADIS propose dès l’automne et compte bien déployer à plus grande échelle dans les prochaines années si l’initiative trouve l’engouement étudiant qu’elle espère, la communauté étudiante pourrait trouver un endroit de répit face à l’insécurité alimentaire l’assaillant. Mais pour ça, il faut bien évidemment fréquenter les services que le RADIS propose et les encourager à la mesure de notre possible (la campagne de sociofinancement n’est pas encore terminée, d’ailleurs).

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