De la paroi se dégage une vapeur de Zinc
Contraction de la tôle, étourdissement de ciel
Et un frimas soupirant sur la fenêtre compose
Le vitrail délicat d’une lande désertée

Ton abandon s’est mué en appel sourd et indistinct
Incendie de la chair rêvant des caresses passées
Sans pouvoir te suturer à ce qui ne te retient plus
Tu subis l’égarement, un souvenir estompé

Dernier rivage pour pouvoir respirer
Le ressac d’un amour vieilli – t’engloutit.
En s’infiltrant au souffle, l’air est âpre
Tes poumons sont âpres devant l’étendue
Plus rien ne te retient, que des souliers déchirés,
Échos presque éteints d’un jour fatigué 

Et seul un collage estompé pour te rappeler
Avant le retour, les heures vécues, les heures passées
À inspirer le ciel, à expirer le temps
À te retrouver un peu plus, à chaque moment.

Laurence de la Poterie-Sienicki & Camille Sainson