Photo : David Cannon

Ceci n’est pas une pub : investir l’espace public par la poésie, exercice signé Québec en toutes lettres

Par Florence Bordeleau-G, journaliste multiplateforme

Depuis le 6 octobre, trois quartiers de la ville de Québec sont colorés par les immenses bannières roses du Festival Québec en toutes lettres (Saint-Jean-Baptiste, Saint-Roch et Cartier). Sur chacune d’entre elles, nous pouvons lire des phrases, des vers, bref des petits morceaux de poésie, qu’une cinquantaine d’auteur.rices québécois.es ont rédigés pour l’occasion (nommons parmi d’autres Jean-Philippe Baril-Guérard, Nicole Brossard ou Maya Cousineau Mollen). Plusieurs affiches sont aussi exposées par des boutiques de tout acabit, et une bande dessinée, écrite par Alix Paré Vallerand et illustrée par Lesdeuxpareilles, est affichée sur les grilles du parc St Matthews, sur la rue Saint-Jean. Le tout sera exposé jusqu’au 20 octobre.

 

Photo : David Cannon

 

S’imposant visuellement aux citadin.nes, à la manière des tonnes de publicités qui nous sont de force mises sous les yeux chaque jour, les banderoles du festival littéraire de la ville de Québec rappellent avec beauté la véritable vocation d’un espace public et communautaire. Nadia Morin, artiste bien connue de notre ville et intimement liée à la littérature, notamment par ses illustrations de premières de couvertures, a fait les visuels – avec brio – de ces banderoles et affiches.

Pour découvrir une grande majorité de ces bribes poétiques, des marches collectives sont organisées à travers la ville par Québec en toutes lettres. Bien qu’elles soient gratuites, il est obligatoire de réserver sa place sur le site web du festival, ici. Une superbe occasion de découvrir les rues Saint-Jean et Saint-Joseph !

 

Photo : David Cannon
Photo : David Cannon
Photo : David Cannon

 

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